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22/06/2015

Détroit de la sonde- Cocos Keeling

 

 

 

Au revoir Belitung, la météo est favorable et nous devons  mettre un terme à cet étape imprévue, si agréable soit elle.  Il est temps de tailler de la route.

Un petit vent bienvenu nous accompagne, les dieux sont avec nous.

 

 

 

 

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La mer est jonchée de débris flottants, surtout des gros madriers que nous préférons éviter.

 

       

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Les arbres pousseraient-ils en pleine mer?

 

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Sans compter avec la circulation habituelle sur ces mers.

 

       

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Plus nous approchons du détroit de la sonde, plus cela devient de plus en plus « busy » comme disent les anglo-saxons.

Nous traversons plusieurs champs de plateformes pétrolières, à éviter également.

 

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Pas vraiment envie d’y passer ses vacances!

 

      

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Quant au détroit, c’ est un véritable champ d’ordure.

Pas de vent une fois de plus, et nous souffrons toujours de ces grosses chaleurs sous un soleil de plomb.

Vivement la pleine mer!

 

Nous mettrons 3 jours et 3 nuits pour atteindre le Sud du détroit.

 

Dernier mouillage,

 

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à l’extrême sud du détroit,  une large zone inhabitée qui est en fait une réserve

 

      

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Nous sommes toujours en compagnie de pêcheurs, fidèles au poste.

 

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Avec qui nous allons partager, ainsi qu’avec vous,  ce superbe……..coucher de soleil

 

      

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Le capitaine est un peu inquiet sur les batteries que nous avons achetées à Belitung, ce qui n’est pas fait pour me rassurer. La perspective de devoir barrer pendant de longues heures me terrifie……

 

Une nuit de repos nous fera du bien après ces quelques nuits de veille.

Et bien nous en a pris car nous voilà, dés la sortie, cueillis à froid par une grande houle, accompagnée d’un vent bien musclé.

Bonjour l’Indien!

 

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Des petits dauphins noirs viennent danser un moment autour de nous, nous souhaitant la bienvenue.

 

1 ris, 2 ris, des tours de génois, nous marchons toujours nos 8-9 nds.

Pourvu que les batteries tiennent, nous en avons un besoin impératif pour le pilote et l’électronique.

Nous retrouvons les « douces » sensations, déjà oubliées, de la navigation au large.

Même au portant, nous sommes ¾ arrière, imaginez-vous dans le tambour d’une machine à laver, fonction lavage ou essorage suivant les moments, et vous n’avez pas le choix du programme.

 

Le haut des vagues déferle un peu et vient parfois s ‘écraser sur l’arrière, nous inondant copieusement, quelquefois même jusque dans la cabine.

L’Indien tient ses promesses, bien costaud, bien musclé.

 

 

Fin de la 1° nuit. Le capitaine est de quart. Soudain un choc violent nous fait basculer sur l’autre amure, nous avons empanné!

Le pilote a décroché. Nous reprenons notre route, mais le pilote ne veut rien entendre, il ne fonctionne plus.

Stress ++ pour moi. Nous avons bien un autre pilote mais nous ne sommes pas tout à fait sûrs de sa fiabilité.

 

Nous barrons un moment, en nous relayant.

 

        

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Le vent a bien forci. Le capitaine prend un 3° ris.

 

Je réessaye d’enclencher le pilote, sans trop y croire, et là, miracle……..ça marche.Hourrah!

le bateau a peut-être fait une telle embardée qu’en tirant sur les batteries le pilote a décroché, ou alors le moteur du pilote a chauffé, ou alors……….nous n’en savons rien et c’est le plus probable.

Nous allons le surveiller de prés, et barrer de temps en temps, ½ heure, pas plus,  pour le soulager.

 

La bonne nouvelle, les batteries tiennent. Nous n’aurons même jamais besoin de les recharger avec le moteur. Il y a tellement de vent que l’éolienne, même la nuit, suffit à maintenir la tension.

 

 

Nous retrouvons la compagnie des oiseaux de mer, en générale des fous de Bassan, qui viennent tournoyer, curieux,  autour du bateau.

A la tombée de la nuit, l’un d’entre eux, plus hardi que les autres, a élu domicile sur notre panneau solaire.

 

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Si vous êtes attentifs, vous remarquerez une longue trace blanchâtre derrière lui. Le capitaine ne tolérant pas ce manque de respect,  le sommera de quitter les lieux.

Peu importe, il se choisira une autre place

 

      

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Tout aussi instable et acrobatique.

 

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Où il passera la nuit. Désolé, nous n’avons pas de couchette disponible.

 

 

Nous gardons toujours notre 3° ris, un bout de torchon en guise de génois, et nous avançons toujours à 8-9 nds.

 

Nous parcourons les 600 miles qui nous séparent des Cocos en 4 jours. Une bonne mise en bouche avant d’aborder la grande étape suivante, les 2000 miles avant Rodrigues.


 

 

La récompense est en vue, les îles coco.

 

      

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Ca décoiffe les cocotiers.

 

 

Les Coco Keeling sont un atoll composé d’une multitude de petites îles coralliennes disposées en cercle, avec un grand lagon au milieu.

 

Exactement comme les Tuamotus dans le Pacifique.

Il y a donc une passe à franchir, pas trop problèmatique heureusement.

 

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A l’intérieur du lagon, c’est un tout autre univers

 

       

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Nous posons l’ancre

 

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Même si le vent souffle avec autant de force, nous sommes complètement protégés de la houle par la barrière de corail.

 

Et les vacances vont pouvoir commencer

 

      

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Enfin, pas avant les formalités douanières.

 

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Des australiens très accueillants (le jeune douanier australien chargé du contrôle semble très content de sa promotion aux îles Coco! ), ne faisant aucune censure  sur les produits frais (contrairement à l’Australie, mais en prévision, j’avais tout planqué ) , exigeant seulement que tous nos déchets de vivres frais soient conservés et jetés au large après  notre départ.

 

 

 

Nous sommes autorisés maintenant à goûter à tous les délices (ou presque) de ce petit paradis bien mérité.

 

      

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Seuls 3 bateaux sont déjà ancrés sur le seul mouillage possible, à « Direction Island« , une petite île déserte à l‘entrée du lagon.

Le reste du lagon est constitué de nombreuses autres  îles , dont 2 grandes îles principales, l’une habitée exclusivement par les malais, « Home Island » et l’autre par les australiens, « West Island« .

Pas de mélange de culture!

 

 

A vos crayons, c’est maintenant l’heure du  petit cours d’histoire.

Ces îles furent appelées Keeling du nom de William Keeling, de la compagnie des Indes, qui les découvrit en 1609.

Puis un anglais, John Clunies-Ross, y aborda en 1825, y installa des malais et s’appropria l’île (pratique) qui devint britannique, et y cultiva le coprah, l’île possédant déjà beaucoup de cocotiers.

Ce n’est qu’en 1955 qu’elles passèrent sous contrôle australien, mais la famille Clunies-Ross resta l’unique propriétaire de 1886 à 1978.


 

 

Un petit tour à Home Island, à 2 miles en annexe, une île habitée exclusivement par des malais , 200 habitants.

 

Sa rue principale,

 

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Tout le monde circule en voiture électrique ou en quad, même sur une toute petite île comme celle-là, nous n’avons jamais vu personne marcher à pied!

 

       

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Son centre commercial

 

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Où sont regroupées les 3 épiceries qui se livrent à une concurrence acharnée. Tout est hors de prix, mais il est vrai que tout est importé d‘Australie.

 

       

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Un vaste bâtiment sur pilotis, véritable bunker anti-cyclonique où toute la population peut se réfugier en cas d‘alerte.

 

 

 

 

Quelques ateliers de construction de bateaux traditionnels subsistent encore.

 

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A vrai dire on se demande un peu quelles sont les activités de la population ici, aucun pêcheur à l’horizon, la culture du coprah a complètement disparu, c’est de l’histoire ancienne, et, à 20 dollars le pain en tranche et 7 dollars le kg de pomme de terre,  les salaires doivent être plutôt élevés.

 

 

 Petit tour à West Island maintenant, l’île exclusivement australienne.

 

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Encore moins peuplée, 100 habitants.

 

     

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Ici les quelques maisons sont plus cossues, mais tout est désert!

      

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Ah voilà un habitant!

 

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Mais où avons-nous atterri?

La grande houle de l’indien vient se fracasser sur le récif frangeant

 

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Allons revenons à nos moutons,

 

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direction Home Island, en zigzagant entre les patates de corail,

 

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Mais que cherche donc le capitaine avec autant de frénésie?

 

           

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Et que lui a donc fait cette pauvre noix de coco ?

 

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Allez, Harakiri

 

      

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Nous passons la plus grande partie de notre temps en  magnifiques plongées en snorkeling, comme nous n’en n’avions plus fait depuis longtemps.

Des superbes coraux sur un lit de sable blanc, une multitude de poissons dans la grande passe qui protège notre mouillage et où nous retrouvons nos amis les requins, des pointes blanches, des pointes noires et des requins gris, curieux et inoffensifs,  qui viennent de temps en temps tourner autour du bateau.  

 

Nous avons la surprise de croiser 4 énormes poissons « Napoléon » comme nous n’en avions encore jamais vus.

Dommage que je ne puisse plus prendre de photos, la batterie de mon appareil ayant définitivement rendu l’âme.

 

 

Les « Cocos » sont élues paradis  5 étoiles à l’unanimité!

 

Mais une fois de plus nous allons devoir le quitter pour parcourir les 2000 miles qui nous séparent de Rodrigues, dans une mer que nous savons maintenant difficile.

 

Rendez-vous à Rodrigues!




























 










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Commentaires

comme le veut ce diction populaire "indien vaut mieux que deux tuloras " ! :=))
bon retour dans les eaux mauriciennes.
bizz
Françoise et Jean-Paul "Vanille"

Écrit par : françoise et Jean-Paul | 24/06/2015

et merci pour ce magnifique coucher de soleil,on ne s'en lasse pas !
pourquoi ne peut-on plus agrandir les photos en passant la souris ?

Écrit par : françoise et Jean-Paul | 24/06/2015

Bonjour,

merci pour ce merveilleux récit et ces jolies photos.

Bon vent.

La semaine du 14 juillet, nous serons aux Jeux Nautiques Atlantiques, à Orio, en Espagne.

Thierry Progi Ouest

Écrit par : StudioDuRhone | 27/06/2015

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