Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

25/07/2013

Darwin


 

IMG_0024.JPG





Dés notre arrivée , nous faisons venir un mécano Volvo (il vient de 40 km de Darwin, mais nous sommes en Australie, les distances ne font pas peur). Il ne pourra venir qu’après le WE puisque nous sommes arrivés un vendredi soir.
     

IMG_0022.JPG


Verdict: l’embrayage est à changer. « Pas de problème, nous avons les pièces, la réparation peut se faire demain. » Chouette!

Ah, oui, mais… ( 3 jours après), les pièces ne sont pas en stock, impossible d’en trouver dans toute l’Australie. Il faudrait les faire venir d’Europe, cela mettra 15 jours! Mais nous pouvons en poser une de seconde main.
Ok pour le matériel d’occasion, nous avons déjà attendu presqu’une semaine.



Entre-temps, le moteur de l’annexe est lui aussi tombé en panne.
       IMG_0018.JPG


Juste le gicleur à déboucher,  l’essence ne doit pas être très propre, mais l’opération se renouvellera à plusieurs reprises.



Revenons à nos moutons. Le « nouvel embrayage » est maintenant posé, au bout de 12 heures d’efforts, déplacement du moteur, remise du moteur, redéplacement du moteur…….En fait toute la pièce qui avait été réparée cet hiver à Nouméa, a été changée par la même occasion.

Essai dans la baie, au mouillage,
     

IMG_0023.JPG



le bateau avance, Hourrah! Oui, mais il ne recule toujours pas, la marche arrière ne fonctionne pas et, au contraire, le fait toujours avancer.
Le mécano se gratte la tête (toujours mauvais signe, voir ci-dessus, cette même manifestation de perplexité du mécano  à Mackay)

« Ce ne peut être que l’hélice. » Le capitaine, toujours courageux, hésite à peine une seconde pour plonger et voir ainsi l‘état de l‘hélice.

         IMG_0086.JPG













(le mécano est formel, les crocodiles sont un réel danger, jamais il ne se baigne)

Le capitaine s’en sort indemne mais le verdict tombe une nouvelle fois, notre hélice « Jprop », un peu trop sophistiquée pour la grande croisière, est complètement bloquée.

Nous n’échapperons pas à la mise à terre du bateau…..Ici, en raison des fortes marées, toutes les marinas ont une écluse (payante, il faut débourser 300 euros pour chaque passage d‘écluse) sans compter les frais de mise hors de l’eau, et le peu de disponibilité des marinas.



Mais, changeons de sujet et, pour vous distraire un peu de nos soucis divers, allons faire un tour à Darwin.
Pas simple ici. Nous avons déjà 15 mn d’annexe, avec beaucoup de vent la plupart du temps,  pour rejoindre la plage (toujours en raison des fortes marées)

 

IMG_0364.JPG
     
      

 


Ah, un robinet d’eau, chouette, on peut faire le plein d’eau, bidon après bidon. On ne peut pas faire de dessalinisateur dans une eau aussi trouble.
       IMG_9993.JPG


Le tout étant de ne pas arriver à marée trop basse.


IMG_0362.JPG

 

IMG_0365.JPG




Ensuite, un bus, qui nous emmènera jusqu’à la petite ville de Darwin. A ce moment là, une heure à une heure et demie s'est déjà écoulée depuis le départ du bateau
       IMG_0035.JPG
     

IMG_0072.JPG


Le front de mer
      IMG_0009.JPG
    

IMG_0011.JPG



pourvu, comme d’habitude, d’une piscine, puisque personne ne se baigne dans la mer
   IMG_0010.JPG
    

IMG_0012.JPG



Vous pouvez même jouer dans les vagues
      IMG_0014.JPG













Avec l’odeur de chlore en plus c’est vrai.



Darwin est une petite ville de 130 000 habitants, complètement détruite en 1942 par les japonais, puis en 1974 après le passage du cyclone Tracy.
     

IMG_0191.JPG


C’est donc maintenant une ville entièrement reconstruite, sur le mode nord américain, agréable, mais sans beaucoup de charme.      IMG_0077.JPG
















Ici nous croisons quelques aborigènes dans les rues, mais il est difficile de les photographier. Ils sont timides, et moi aussi.
     

IMG_0100.JPG


Très différents des  polynésiens bien sûr, et même des mélanésiens.
  

IMG_0101a.jpg





 Nous sommes au Nord de l’Australie, sur leur territoire. Cependant certains vivent de leur peinture et ils exposent leurs œuvres dans de nombreuses galeries.
     

IMG_0210.JPG



Toujours à des prix inabordables.

Mais la plupart restent complètement en marge de la société, méprisés, acculturés, sans espoir.




Nous avons pu croiser un groupe de danseurs.
        IMG_0057.JPG
       

IMG_0069.JPG


Dont les figures  étonnantes évoquent la gestuelle des animaux de leur environnement, comme le kangourou, l’émeu, le dingo…..
      IMG_0054.JPG
    

IMG_0051.JPG


      IMG_0052.JPG



Toujours accompagnés du son si particulier du Didgeridoo
      

IMG_0062ab.jpg






La pause est finie, revenons maintenant au bateau, par le même chemin, bus-annexe, chargés de nos approvisionnements au supermarché.
      IMG_0105.JPG














Nous allons pouvoir reprendre le travail.


Le moteur est le souci majeur du moment,  mais nous ne manquons pas de petites mises au point secondaires:

-  Vérifier l ‘enrouleur de génois qui se bloque encore par moment.

-  Changer le tuyau d’évacuation des WC, complètement entartré, et par la même occasion, trouver une vanne 3 voies qui fuit depuis qu’elle a été démontée.
   

IMG_0087.JPG


Le capitaine passera 4 jours dans les toilettes, pour les réparer, je précise….
Je ne résiste pas à l’envie de vous détailler l’opération. (âmes sensibles, éloignez-vous)

Démontage des tuyaux complètement entartrés , et de la vanne 3 voies ,également bloquée par le tartre (ou par autre chose), remontage, (avec des tuyaux qui ne veulent plus rentrer dans les embouts!)
mais la vanne fuit, impossible à réparer, il va falloir en trouver une autre chez un ship.

Remontage du tout, mais tout se rebouche à nouveau. Nettoyer les vieux tuyaux était insuffisant, il faut maintenant changer tous les tuyaux, donc en trouver.


Ce qui est une aventure en soi, car, si vous avez suivi, cela veut dire annexe, bus, nombreux changements pour atteindre les zones industrielles, où se trouvent les ships, c’est logique.
Et remontage de l’ensemble, opération aussi compliquée que le démontage, puisque le tout se trouve bien coincé derrière la cabine de douche, plus le  contremoulage du bateau.
Mais, heureusement, le capitaine est formidable et ne se décourage jamais!!!


-  Poursuivons la liste des réjouissances:
Démonter un capot qui fuit et le réétanchéifier (ça, c’est ce qui a été le plus facile)


-  Changer (donc trouver ) une nouvelle pompe eau de mer, la notre fuit et devient inutilisable.


-  Trouver une bouilloire électrique pour pallier à l’éventuel manque de gaz. L’Australie est un des rares pays  où il est impossible de faire remplir nos bouteilles de gaz.
Quoi d’autre pour passer agréablement nos 3 semaines d’escale à Darwin?



Peut-être une exposition sur la plage, oeuvres d'art typiquement australiennes, entièrement composées de canettes de bière.

 

IMG_9999.JPG


       IMG_9995.JPG
       

 











Engins flottant qui se mesureront un peu plus tard dans une régate acharnée.




Mais revenons au feuilleton moteur.  Nous recevons la note du mécano, 3000 dollars (soit 2500 euros). Heureusement qu’il nous a posé une pièce d’occasion! Mais ici l’heure de main d’œuvre est à 110 dollars!

Et le problème n’est toujours pas complètement résolu.
Le capitaine sort l’hélice d’origine du bateau, qu’il avait conservée fort judicieusement à bord.
     IMG_0082.JPG













Et après quelques tergiversations, et prise de renseignement du coût et de la difficulté de mettre le bateau au sec (pas de place dans les chantiers, etc….),

Le capitaine, (encouragé, et aidé par Raymond, un ami français que nous avons retrouvé à Darwin) prend la décision de changer l’hélice sous l’eau, en plongée-bouteille.
    

IMG_0092.JPG



Et, courageusement, au mépris des crocodiles, des requins (2 requins dangereux ont été signalés dans la baie, un requin bouledogue et un requin citron) et des méduses tueuses (apparemment ce n‘est plus la saison et le risque est minime), nos 2 capitaines vont plonger dans cette eau plutôt trouble.
Je suis chargée de surveiller la surface, mais je me sens complètement impuissante et complètement stressée.


Et, victoire, après 20 minutes d’efforts sans incident,
L’ancienne hélice est démontée, et la nouvelle remontée!
     IMG_0095.JPG


Bravo les capitaines!!!!!!


Notre bateau est à nouveau opérationnel au moteur, marche avant et marche arrière, et le moral remonte en flèche.
Je suis complètement épuisée par le stress, beaucoup plus que nos 2 plongeurs.




Nous allons pouvoir maintenant nous reposer un peu et rendre visite, en toute sécurité, à nos « amis » les crocodiles, dans une ferme d’élevage.
     IMG_0142.JPG
















Le capitaine se prendrait même d’affection pour un bébé. (je suis catégorique, pas question de l’adopter)


 

IMG_0116.JPG


 



       

IMG_0109.JPG


      IMG_0132.JPG



Ces animaux préhistoriques dont l’appétit nous donne rétrospectivement la chair de poule.
     

IMG_0151.JPG


      IMG_0157.JPG













Le capitaine me jure qu’il n’aurait jamais plongé après avoir vu de si prés ces monstres terrifiants. Les crocodiles de mer peuvent atteindre 7 mètres de long et peser plus de 800 kilos!


Ah, mais voilà des animaux plus sympathiques.
     

IMG_0134.JPG


     IMG_0169.JPG













Ces coquettes sont très curieuses et adorent prendre la pose.




Mais allons voir tout cela d’un peu plus prés dans la nature, dans ce qu’on appelle ici un « Billabong », c’est-à-dire une vaste zone marécageuse de mangroves, celui-ci est situé à  une centaine de kms de Darwin.

La route traverse de vastes plateaux très secs où sévissent souvent des incendies de broussailles,  calcinant les eucalyptus, champs noircis à perte de vue.
 
       IMG_0242.JPG     
      

IMG_0230.JPG



Paysages à vrai dire assez monotones.
      IMG_0243.JPG









Le capitaine ne résiste pas à un petit somme.  


Nous croisons souvent ce qu’on appelle ici les « road train », ces gigantesques trains de camions à 3, 4 remorques, impossibles à doubler.
    

IMG_0232a.jpg


    

IMG_0353.JPG




Ah, si vous observez bien, mais vraiment bien,  vous trouverez
     

IMG_0246.JPG

 

IMG_0246a.jpg


Un petit kangourou, un Wallabi, qui se repose à l’ombre d’un arbre.



Mais passons aux choses sérieuses et embarquons nous dans un bateau à fond plat pour touristes, dans un dédale de rivières et de canaux.
       IMG_0292.JPG




Nos hôtes nous attendent, de pied ferme si je peux dire
    
     

IMG_0275.JPG




Avec leur plus charmant sourire
     IMG_0337.JPG  
    

IMG_0315.JPG



Nous en rencontrons un grand nombre ici, paradis pour ces animaux protégés.

 

IMG_0271.JPG

 

IMG_0277.JPG


Et ne pas confondre ces monstres d’eau de mer, les « Salty » qui mesurent ici de 3 à 5 m, avec leur gracieux cousins, les crocodiles d’eau douce
« fresh water » ou freshy de leur petit nom.
       IMG_0348.JPG



Beaucoup plus petits (1m, 1.50m) 

et les Salty en font volontiers un de leur repas préféré. Bon appétit!


Mais bien sûr ce ne sont pas les seuls hôtes de ces marais. Beaucoup d’oiseaux nichent dans ces écosystèmes immenses.
Des aigrettes
    

IMG_0252.JPG

   



Des magnifiques aigles pêcheurs
  

IMG_0285.JPG



D' autres gros oiseau comme le Jabiro
   

IMG_0316.JPG



Et le tout petit Jakana      IMG_0333.JPG














Et bien d’autres que je ne nommerai pas, au risque de vous lasser, et , surtout, dont je ne me souviens plus les noms.
   

IMG_0261.JPG





Tout ce petit monde cohabitant et s’entredévorant sans doute.
    IMG_0306.JPG




Mais quittons ces lieux paisibles  (pas pour tout le monde)
 

IMG_0307.JPG




Pour rejoindre notre mouillage, beaucoup moins paisible (vent, clapot, long trajet en annexe……)


Et profiter des derniers couchers de soleil sur l’Australie avant notre départ dans 2 jours pour l’Indonésie.
    


     

IMG_0017.JPG

                        A bientôt!

Commentaires

Salut les meccanos !

Espérons que tout va rentrer dans l'ordre désormais.
Ici quelques très beaux jours mais le soleil breton
reste capricieux.
Profitez bien de l'Indonésie!

A bientôt!

Écrit par : Pressard Réginald | 06/08/2013

Les commentaires sont fermés.