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17/05/2013

Vers l'Australie

Le bib de survie est arrivé, encore quelques ajustements
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Et après un dernier coucher de soleil sur la marina (et oui Françoise, encore un)
   

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Nous allons pouvoir laisser derrière nous Nouméa
     

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Et longer la côte vers le Nord, vers les îles de la baie de St Vincent, qui se trouvent encore à l’intérieur du lagon de Calédonie.
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Beau temps et petit vent
    

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Nous croisons un chalutier
    

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Les mouillages sont calmes, ensoleillés quoique un peu frais ( 24°, nous devenons très difficiles) , et solitaires.
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Tout va bien
   

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Enfin presque……La VHF nous lache (nous l’avions ramenée en France, puis ramenée réparée,  et la même panne se déclare à nouveau)
                               L’irridium refuse de fonctionner (apparemment un problème avec le serveur)
                                Et surtout… le démarreur du moteur refuse plusieurs fois de fonctionner, dans un grincement déchirant qui nous fend le cœur.  Il a été révisé cet hiver!
Pas question de commencer notre périple avec cette incertitude. Nous avons absolument besoin du moteur pour recharger les batteries (ce qui permet d’ alimenter les instruments et le pilote automatique)  et manœuvrer dans les ports.



Retour à Nouméa, 30 miles au prés, avec un bon vent et une mer très hachée!
   

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Cette fois, même le capitaine a un petit coup au moral.
Stan nous montre comment replacer le démarreur, mais le problème n’est pas vraiment résolu. Peut-être faudra-t’il changer la pièce….Nous aviserons en Australie, en espérant qu’elle ne nous lache pas pendant la traversée.




Nous sortons du lagon le lendemain, par la passe de Dumbea, direction l'Australie, 1000 miles environ,  par un temps maussade et 25 nds de vent.
Haut les cœurs!
      

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Dés la sortie, une forte houle croisée nous plonge tout de suite dans l’ambiance. Nous avions un peu oublié les secousses du large depuis ces quelques mois passés bien à l’abri à l’intérieur du lagon.


1° empannage, surprise!
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Eh oui! Une belle cocotte! Nous avons dû empanner une bonne centaine de fois depuis notre départ de France, et c’est la première fois que nous emmêlons le génois inextricablement autour de l’étai. Sans doute les effets de la forte houle.
Notre capitaine  va s’attaquer courageusement à ce nouveau problème. Il lui faudra quand même plus d’une heure pour démêler un nœud aussi serré!
Une fois encore, bravo capitaine!


La route peut continuer, le vent forcit peu à peu, 25-30 nds.
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Le pont et le cockpit sont balayés par les embruns, pourtant nous sommes plein vent arrière, mais la mer est forte et nous ballote comme de vieux chiffons dans une machine à laver.
   

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Nous resterons 3 jours à l’intérieur du bateau, jusqu’à ce que le soleil réapparaisse,
    

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Salués par nos amis les dauphins
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Qui nous accompagneront à plusieurs reprises.



Mais le temps est instable, et les grains nous rejoingnent.
    

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Surtout la nuit bien sûr, avec prise de ris, tours dans le génois, etc, etc……bref, nuits calines comme vous pouvez imaginer.


Ah, un peu de prés pour terminer
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Mais le beau temps est là, la mer est plate car nous sommes maintenant protégés par la grande barrière de corail, même s’il nous reste encore 200 miles à parcourir jusqu’à Mackay, un vrai bonheur, presque les vacances….


La route est jalonnée d’une multitude de petits îlots coralliens
  

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Sans compter quelques cargos qui sillonnent la côte, la veille de nuit est de plus en plus attentive et fatigante.

« Vite, les jumelles! » me crie le capitaine.
Flottant à la surface il aperçoit un serpent de mer!
Bienvenue en Australie.


C’est alors qu’un avion des douanes nous survole à plusieurs reprises.
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« over,  here is the yacht Pulsion »
Par VHF (par VHF portable puisque la VHF fixe est toujours en panne), le capitaine   va pouvoir donner tous renseignements utiles: nombre de personnes à bord, longueur du bateau, avons-nous des animaux , âge du capitaine ( je m'égare) , d’où venons nous, où allons nous (encore une grande question métaphysique)…….
Vérification auprès des autorités compétentes, à nouveau vol au dessus du bateau,              

Notre venue est attendue, pas question d’arriver incognito! Nous devions impérativement prévenir les autorités au moins 4 jours auparavant  (par internet).


De plus le bateau ne doit pas transporter d’aliments frais, de boites de conserves « douteuses » ( qui proviendraient de pays non civilisés), pas de vanneries non plus, ni de bijoux en os ou en coquillages, ni de sculptures en bois…..
Bref, nous sommes perdus dans  ces règles  draconiennes, et dans le doute nous arrivons les cales presque vides.

Bienvenue en Australie
     

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Le lendemain nous longeons une multitude de cargos au mouillage. Mackay est un port minéralier, l’arrière pays recèle l’un des plus importants gisements de charbon du pays. Tout un programme!
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Nous faisons notre entrée dans le charmant petit port de Mackay, à l’heure exacte donnée par le capitaine à l’avion des douanes.


Encore un petit paradis
   

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Non, je plaisante, Mackay est bien un port minéralier,  même si la marina lui donne des airs de vacances
    

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Et l’ambiance est plutôt « hightech »


Nous tournons en rond avant de trouver le ponton de quarantaine, où nous devons attendre les autorités.
Arrive un charmant fonctionnaire, très courtois et très british, accompagné d’une grande brouette qui lui servira à récolter sa moisson de denrées confisquées…..

Nous sommes quand même dans nos petits souliers.
La visite est minutieuse, tous les coffres sont inspectés ( heureusement j’avais fait un grand ménage avant)
Mais 2 petites têtes d’épingles noires ont été détectées au fond du coffre du dessalinisateur. Après une inspection à la loupe, le verdict tombe…….Charançons!  Eureka, ils sont morts, nous sommes sauvés!

Les rares denrées qui nous restent, des boites de lait en poudre ( venant de Nlle Zélande, donc pas de problème),
du beurre (breton,  donc acceptés, ces australiens ont décidément bon goût)

Nous passons haut la main notre examen de passage!
Nos quelques bières sont acceptées et nous dépassons à peine les 2 litres d’alcool autorisés.

Seuls un chou ( tant pis!) et des yaourts, fabriqués à Nouméa (pays apparemment douteux selon ses normes), ne passeront pas le verdict.
330 dollars australiens, soit 250 euros quand même pour cette petite inspection, c‘est le tarif de base!


La douane, elle, n’a plus grand-chose à faire après cet examen au peigne fin.
    

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« y a-t-il des crocodiles ici? Peut-on se baigner? »
La réponse est claire et nette:
« oui, il y a des crocodiles, vous pouvez vous baigner (!!!) mais uniquement quand l’eau est claire »
A bon entendeur salut!


Les crocodiles de mer, ces animaux de grande taille qui peuvent atteindre 7m, que l'on trouve en mer et à plus de 300 km à l'intérieur des terres,  aprés avoir frôlé l'extinction, sont maintenant protégés comme une espèce en voie de disparition.

Résultat, ils pullulent en Australie sur toute la côte tropicale, créant un réel problème de sécurité pour les baigneurs, bien plus que les requins et les méduses tueuses.





En attendant nous voilà installés au fond de cette marina toute récente, un peu déserte il est vrai.
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De gros poteau soutiennent les pontons, il peut y avoir jusqu’à 7 m de marnage, nous allons devoir retrouver nos reflexes de breton.



Nous faisons tout de suite venir un mécanicien australien. La sentence tombe, sans appel, il faut changer le démarreur. Une chance, il peut la changer dés demain.

Bilan : 600 dollars (soit un peu plus de 500 euros) . Nous commençons à avoir l’habitude de ces faux frais cette année……


     

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Allez capitaine, il faut accepter de vous séparer un moment de votre « cher » navire, pour vous plonger dans les plaisirs de la civilisation retrouvée,
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Au Mc Donalds de l’immense centre commerciale de la ville de Mackay.  Chouette!

Etonnant de trouver dans cette ville de 50 000 habitants un centre commercial aussi grand. Nous pourrons sans problème remplir à nouveau les coffres du bateau.

La cave du bord restera à sec, le vin étant trés cher. De plus la plupart de ces vins présentent un additif, le E220, qui a pour effet un mal de tête insistant, et pour pallier à cet inconvénient il est conseillé de verser quelques gouttes d'une antidote mystérieuse (dont on ne connait pas la composition) . Dans le doute, nous préférons nous abstenir.



Mais à notre retour, nous avons la grande surprise de retrouver amarrés à notre ponton, Chantal et Freddy, nos amis suisses, que nous retrouvons avec beaucoup de plaisir. Nous passerons joyeusement la soirée ensemble, partageant le poisson qu’ils ont pêché, et mille choses à se raconter sur nos projets futurs…….































































      

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