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25/11/2012

Nlle Calédonie - Le caillou

"Le caillou", ainsi nomme t'on la grande terre de Nouvelle Calédonie, à l'exclusion de l'île des Pins et des îles Loyauté

 

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Nous sommes toujours à Noumea,où le centre culturel de Djibaou accueille un festival de danse.

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Toutes les danses sont exécutées par des hommes, ce sont des danses guerrières mimant des scènes de chasse ou de lutte.



Mais changeons d'ambiance car nous ne pouvons quitter Nouméa sans une petite visite aux restes du bagne principal de Nouville.
En fait les bâtiments ont été tellement réutilisés et restaurés pour d’autres usages, comme cette ancienne boulangerie
    

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  qu’il faut beaucoup d’imagination pour évoquer cette douloureuse époque.
L’infirmerie où étaient parqués les contagieux et les fous.

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Toute cette population de bagnards, main d’œuvre particulièrement économique,  a permis à la ville de se bâtir, notamment en charriant des monceaux gigantesques de remblais, puis en construisant les principaux bâtiments publics grâce au savoir-faire de chacun  .

Contrairement au témoignage de cette photo, le capitaine et son mousse ont peu contribué à ce vaste projet
     

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Nous allons maintenant nous échapper et quitter Nouméa,
    

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 le centre névralgique , le centre économique et très occidental du pays pour découvrir « la brousse » comme on l’appelle ici, c’est-à-dire tout ce qui n’est pas Nouméa.

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Dans un premier temps vers le sud
  

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Paysages arides
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Mais qui peuvent être aussi foisonnant de cette végétation si particulière à la Nlle Calédonie,
    

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 un mélange de plantes tropicales (palmiers, pandanus), plantes de pays tempérés (différents feuillus)
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et plantes et arbres endémiques ,comme les araucarias,

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pins colonnaires (de la famille des Araucarias),  Kaori,   houp
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Dans le grand sud, 75% des espèces sont endémiques!

J’oubliais les arbres poilus (là c’est une petite devinette, à vous de trouver)
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Et dans le parc de la rivière bleue, avec beaucoup de chance, on peut parait-il apercevoir le fameux Gagou.
On dit de cet oiseau endémique et emblématique de la Nlle Calédonie, qu’il aboie!
    

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Cet oiseau ne vole pas et a donc été très facilement chassé. Inutile de dire qu’il est maintenant en voie de disparition.  (j’ai pris cette photo au parc zoologique de Nouméa)


Le pont Pérignon, datant de Eiffel et interdit à la circulation, pas très pratique.
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Mais toujours, des paysages de toute beauté
  

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Retour rapide à Nouméa où nous retrouvons nos amis suisses, Chantal et Freddy qui arrivent des Vanuatus.
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Après quelques bonnes soirées en leur compagnie ainsi que celle de Jean-Marc et Odile,
     

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Autour d’une …..fondue(bien sûr)…..de poisson

Nous reprenons la route  pour remonter maintenant  le Nord, en longeant la côte Ouest.
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La côte ouest est beaucoup plus plate que la côte est.
    

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Ce sont de vastes plaines herbeuses, c’est la terre des « broussards ». Le domaine des ranchs, des élevages de chevaux et de vaches, la terre des cow-boys et des rodéos.
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La terre des blancs, celle qui a été donnée aux anciens bagnards, une fois leur peine purgée.

Mais la montagne n’est jamais très loin, et les vastes champs de carrière non plus.
Par endroit des norias de camions croisent notre route,
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descendant de la montagne, pour se diriger vers le littoral où les attendent des barges qui les achemineront ensuite vers les usines de traitement du minerai.
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La montagne est toujours proche, véritable  colonne vertébrale de l’île.
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Ce soir nous dormirons dans une tribu.
Ici, les villages sont nommés tribus.  

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Sur la côte Ouest les tribus ont été reléguées dans la montagne. Nous emprunterons donc une piste
    

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Qui va grimper pendant une heure , heureusement il ne pleut pas,
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Jusqu’à la tribu d’Atéou, perchée à 1000 m d’altitude.
    

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Le vent et le froid nous surprennent, mais nous sommes accueillis chaleureusement par Naina et sa grande sœur Marie-Neige,
   

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Ainsi que leur cousine Cindy
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Une jeune fille d’une vingtaine d’années qui a été désignée par la tribu pour remplacer ses grands-parents qui tenaient le gîte. Son grand-père est mort en juillet, sa grand-mère est paralysée, et c’est elle qui doit, pendant un an, s’occuper de sa grand-mère et assumer la responsabilité du gîte, tous les revenus étant versés aux oncles…..Elle espère que, l’année écoulée, une de ses cousines prendra bien le relais comme prévu!
Telles sont les lois de la tribu. Elle nous expliquera aussi comme les aïeules peuvent surveiller et critiquer la tenue des jeunes filles afin qu’elles gardent la coutume et ne cherchent pas à ressembler aux blancs….

En échange d’un cadeau que je lui avais fait, elle me donnera cette robe qu’elle a confectionnée elle-même.
     

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Et, en l’occurrence, ce serait plutôt moi qui me retrouve habillée en kanake. Est-ce bien autorisé par la loi?

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Ici les habitations sont très éloignées les unes des autres et entourées de grillages, nous n’aurons que très peu de contacts avec le reste du village.


Nous redescendons donc vers la plaine
   

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 Jusqu’à l’extrème nord, à Poum
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Puis, pensant utiliser une route (nationale sur la carte) plus courte pour rejoindre notre destination
Nous nous engageons sur une vaste route en cours de travaux


   

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Qui va, la pluie venant,  se transformer en piste boueuse

Puis, au bout d’une vingtaine de km, en bourbier inextricable.

Demi-tour
  

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Oui, mais au retour la pluie avait poursuivi son œuvre
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la terre grasse s’était transformée en véritable patinoire, sans parler des ornières impraticables.
Heureusement notre vaillant capitaine nous a, une fois encore, tiré de ce mauvais pas, au prix d’un stress de plusieurs heures.



Un grand tour plus tranquille nous fait enfin rejoindre la côte Est, mais nous avons beaucoup de retard. Il y a peu d’infrastructures touristiques à l’intérieur de l’île et nous devons réserver à l’avance nos nuits en tribu ou à l’hôtel.

La route se transforme. Plus verte, la montagne est collée au littoral, la côte Est est la terre des kanaques, le foyer des indépendantistes.
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A Ouaïème, nous prendrons un bac pour passer la voiture.
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Le site est splendide.
  

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Le bac est gratuit et fonctionne jour et nuit,
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survivant au progrès et aux velléités de le remplacer par un pont.
L’endroit est en effet tabou.
Les ancêtres, à leur mort, viendraient se réincarner en carpes le long de l’embouchure.
Coutume ancestrale qui peut nous paraitre dépassée, mais qui a l’intérêt, reconnaissons le, de préserver ce site superbe.


La nuit arrive mais nous pouvons encore admirer les splendides panoramas entourant Hienghène
   

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Avant d’arriver chez Martial,
 de la tribu des Werap.
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Nous inaugurons la case qui vient d’être entièrement refaite
  

 


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Le confort est un peu sommaire à l'intérieur, mais un chauffage au feu de bois est prévu pour l'hiver.

Nous sommes accueillis par Martial
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C’est un chasseur de cerfs.
Nous sommes entourés de trophées
    

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Les cerfs et les sangliers pullulent dans la montagne et sont devenus beaucoup trop nombreux, détruisant les récoltes. Aussi la chasse est-elle largement encouragée, et Martial, ses 5 fils et ses 14 chiens s’y adonnent avec passion.
Un grand fusil (chargé) est suspendu au beau milieu du passage! J’essaye de l’éviter soigneusement.


Nous mangerons le soir un ragout de cerf. Un peu dur, mais délicieux.


C’est aussi un pêcheur
   

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Ils vivent presqu’en autarcie grâce à la chasse, la pêche, le potager et les arbres fruitiers.

Ici c’est un univers d’hommes, sa femme ne m’adressera qu’un pâle sourire quand je lui ferais cadeau de graines de légumes, elle qui est passionnée par son potager.
Sur la place du village également, j’essaye d’engager la conversation avec les femmes présentes, elles me répondent poliment mais elles semblent plutôt m’ignorer (?)


Il est déjà tard (6h du matin) et il  est temps de se lever. Martial se lève tous les jours à 4h
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Pour reprendre notre route.

La côte est beaucoup plus accidentée et sauvage.

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Beaucoup plus humide aussi, nous retrouvons la luxuriance des tropiques
 

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Pas de blancs ici, c'est bien le royaume des kanaques.
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Secrets, sur la défensive,

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mais qui peuvent être aussi très chaleureux et intéressants comme cet autostoppeur que nous  avons embarqué un moment avec nous.      

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Nous nous arrêtons sur une grève et croisons un homme armé d’un fusil, rencontre qui nous intrigue, plutôt inhabituelle sur une plage

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Il rejoint un autre homme qui guette, lui aussi armé.
     

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C’est alors que nous distinguons une forme, nageant difficilement,
    

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C’est un cerf, ils l’avaient traqué depuis la montagne et la bête tentait de s ‘échapper par la mer.
Mais les 2 chasseurs attendent patiemment que l'animal s'épuise
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Il ne leur reste plus qu’à l’achever et à le ramener sur la plage
     

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La "pêche" a été fructueuse aujourd’hui.
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La route se poursuit
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Et nous abordons maintenant la grande région des carrières de nickel
     

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Paysages impressionnant de montagne rabotée
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Vastes champs pelleversés par des engins gigantesques
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La verdure deviendrait presque déplacée dans tout ce déferlement de rouille.
  

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Des kilomètres de rails rayent le paysage et cheminent dans la vallée pour rejoindre le littoral
     

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Nous quittons cet univers industrieux pour traverser à nouveau l’île
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et retrouver la sérénité des petites routes ombragées.
    

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Qui vont nous ramener vers Nouméa.



Enfin, un pays magnifique que l’industrie n’arrive pas vraiment à dénaturer, mais plutôt à en révéler les richesses minières en même temps que ses splendeurs.
Une frontière évidente entre 2 peuples qui se côtoient et se protègent l'un de l'autre, nous ne pouvons que respecter les sensibilités de chacun sans pouvoir en percer les mystères.

Nous laisserons maintenant le bateau pour plusieurs mois au chantier. Je vous épargne la préparation du bateau pour ce court abandon, vous en connaissez bien les détails maintenant, il vous suffit de vous reporter aux épisodes précédents.

     

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et à trés bientôt,  en Nouvelle Zélande, mais par avion cette fois.

Commentaires

magnifique périple qui nourrit notre imaginaire et peuple nos rêves de voyages. à quand le retour en France ?
L'arbre poilu ne serait-il pas une fougère (Dicksomia ?)
bises à vous deux

Écrit par : Françoise et Jean-Paul | 27/11/2012

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