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03/08/2012

Fidjis - Les YASAWAS

 

 

En Bretagne, nous pensions être bien pourvus en récifs,   mais ce n’est rien comparé aux dédales de coraux qui jalonnent les Fidjis! Il y en a partout, au-dessous de l’eau, au dessus de l‘eau, autour des îles, entre les îles…
     

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Pour vous donner une idée, toutes les zones coloriées en bleu clair sont des récifs de coraux

Avec en prime des marées, dont nous ne tenons pas compte car il est hors de question de passer au-dessus d’un récif même si la hauteur d’eau semble le permettre.
Même si les cartes sont à peu prés justes, le corail est un animal vivant, qui croit chaque année, ainsi les hauteurs d‘eau ne sont-elles pas garanties. Le granit breton, lui au moins, ne pousse pas.


Nous longeons maintenant la côte nord de Vitilevu,
    

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toujours aussi sauvage et déserte mais beaucoup plus aride et tout aussi pourvue de coraux.
     

 


    

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Ici la mangrove est reine
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Nous permettant à de rares occasions d’accoster à terre
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Et nous offrant souvent la vision improbable de ces arbres poussant joyeusement dans l’eau de mer
    

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Mais on peut aussi apercevoir des pins, plus familiers pour nous, sur les flancs de certaines collines.
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La baie de Bera bay est envahie par d'étranges habitants marins.
    

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Au risque de vous lasser, encore une petite devinette:
a- un chou-fleur renversé
b- un OFNI   (objet flottant non identifié)
c- une méduse
d- une prothèse mammaire loupée

La réponse c- est la bonne réponse, bravo, vous avez  gagné une fois de plus.




Nous approchons de la pointe Ouest de l’île, prés d’une zone beaucoup plus habitée.
Quelques belles maisons bordent la côte
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Jusqu’à cette enclave très touristique de Denarau, où se trouve une marina très classe.
      

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Nous avons la chance de trouver une place au ponton des « super yachts » . Mais oui, Pulsion est très fier de faire parti des VIP!
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Et moi de profiter pendant quelques jours d’un confort inespéré: machines à laver et eau à profusion, supermarché comme chez nous (c’est-à-dire beaucoup plus cher), et surtout profusion de restaurants et de petites boutiques  où nous allons pouvoir enfin dépenser (le capitaine est très inquiet).



Nous sommes ici en zone cyclonique et, durant la période d’été, c’est-à-dire de novembre à mars, les bateaux qui restent  au chantier sont « enterrés » dans des fosses, afin de ne pas tomber. Cqfd!
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En route pour Nandi, la ville voisine, nous nous apercevons que la marina fait parti d’une vaste enclave pour touristes ( néo-zélandais et australiens en majorité) avec de nombreux hôtels, villas de luxe, golfs et mini voitures électriques, le tout gardé par un poste frontière comme nous avons déjà pu en voir dans d’autres pays, comme à St Domingue par exemple.
   

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Nous retrouvons à Nandi la vie des Fidjiens
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Son marché
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Ses provisions de kava
       

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Ses étals bien achalandés
     

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 ses gens ordinaires
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Et un temple bouddhiste très coloré
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Retour à notre petit ghetto
    

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Le capitaine fait venir un mécanicien  (c‘était le but de cet arrêt dans cette marina). Il semble compétent et le verdict tombe: sortir le bateau de l’eau pour pouvoir démonter l’inverseur, ensuite commander les pièces nécessaires (en Nouvelle-Zélande), compter environ 3 semaines  pour les recevoir,  déplacer le moteur et pour effectuer la réparation……
Ce qui risque de nous immobiliser un bon moment.
Le capitaine reste dubitatif……finalement sa décision est prise, après consultation courtoise de l’équipage, nous ferons réparer en Nouvelle-Calédonie pendant l’hivernage du bateau.
Pourvu que les vitesses  continuent à fonctionner à peu prés, en les maniant avec douceur!


Etape suivante, Musket Cove, un petit ensemble d’îlots à 10 milles au large de Denarau.
Et là, surprise, nous savions que cette escale était un incontournable des croisières aux Fidjis.
    

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et nous nous trouvons là encore dans un « ghetto » de luxe.
Un dédale de petites maisons avec appontement privé.
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De superbes plages, désertes, (tout le monde est à la piscine!)
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Bordées de villas ombragées
      

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Les cochons grésillent sur leur broche ( ndlr: attention, ce commentaire concerne la photo suivante et non la photo précédente, merci)
     

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Le capitaine n’en revient pas
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Nous devenons membre à vie du très select Yacht club de Musket Cove, pour la modique somme de 6 dollars Fidjiens.
    

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C’est le club qui compte le plus grand nombre de membres au monde. Nous avons le n°  15 128 !
Une grande balade nous emmène sur la côte au vent, déserte
      

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Et nous allons quitter ce petit paradis touristique pour Néozélandais aisés.
    

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Mais c'est aussi un rassemblement de nombreux bateaux de voyage, et nous avons même croisé au mouillage un bateau brésilien!

 

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Une île au large, que sable, un parasol, pour amateur de plage déserte. Cherchez l’erreur….
     

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Nous continuons vers le Nord, dernière étape de cette découverte des Fidjis, l’archipel des Mamanucas, suivi des Yasawas, encore plus Nord. Les groupes d'îles qui se trouvent le plus à l'ouest sur la carte ci-dessous
     

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     Un oeil averti remarquera que nous ne hissons plus la grand-voile, trop fatigant.

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Les mouillages sont plus beaux les uns que les autres, comme àNavadra
    

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Où nous sommes seuls au monde,
    

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 enfin, pas tout à fait
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Nous y passerons quelques temps de Robinson
     

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Profitant de très belles plongées avec des coraux magnifiques
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Et un Napoléon juvénile, une véritable « marche de l’empereur »
     

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A quoi peut bien jouer le capitaine sur la plage?
     

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Non, ce n’est pas un pâté de sable, mais……..une noix de coco bien sûr.
Un coup de machette un peu trop énergique va atteindre le sommet de son crâne. Heureusement, plus de peur que de mal,  c’est le plat de la machette qui a porté, et non le tranchant!


Je serais bien restée encore un peu plus longtemps, mais, que voyons nous pointer derrière le rocher?
    

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Cette baie paradisiaque serait-elle connue par d’autres que nous? Nous ne sommes donc plus seuls au monde et décidons en vitesse de poursuivre notre route plus au Nord vers les Yasawas, moins accessibles au tourisme.
       

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Longer la côte est un spectacle permanent.
    

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Toujours sous génois seul, pourvu que les bretons ne le remarquent pas.

Arrêt à Nalauwaki Bay, dans l’île de Waya.
    

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Où se niche un village au fond de la baie
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Formalité oblige, nous suivons la troupe jusqu’à la maison du chef.
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Pour accomplir notre Sevusevu.
   

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Voilà, nous avons maintenant l’autorisation de nous promener dans le village.
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Les enfants se disputent pour avoir le droit de donner la main à notre capitaine, qui n’a que 2 bras malheureusement.
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Nous avons de la chance, une fête est au programme aujourd’hui et nous sommes conviés à partager le kava.

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La mixture passe et repasse selon un rituel que j’ai quelquefois du mal à retenir. Il faut taper une fois dans ses mains, au préalable donner son nom et dire « Boula », ensuite boire son bol de kava, puis taper 3 fois dans ses mains.
Mais, aux tournées suivantes  (il y en aura au moins 4 ou 5) ,  ne pas dire Boula, seulement taper 3 fois après (ou l‘inverse), sinon vous avez double ration. Inutile de vous dire que j’ai eu droit à un certaine nombre de  doubles rations!
Les effets sont tellement légers qu’en fait on ne sent pratiquement rien.
Cependant une trop grande consommation de Kava présente aussi des effets secondaires néfastes pour les Fidjiens: amaigrissement,  effets soporifiques qui empêchent certains de se lever le matin et d’aller travailler aux champs….

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Les Fidjiens sont fous de kava. Un fonctionnaire sûrement bien intentionné, avait voulu interdire cette « drogue » sur son île. Les habitants se sont convertis à l’alcool, mal leur en a pris.
Actuellement l’alcool est rigoureusement interdit, et pas question même d’offrir une bière à un Fidjien, nous serions bannis du village.
Conséquence ou origine de cette absence totale d‘alcool, les hommes ont toujours une attitude digne et respectueuse, en toute circonstance.

Je ne m’étendrais pas sur le mode de préparation du kava, dans une bassine en bois sur pied,
      

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la mixture est régulièrement approvisionnée en plongeant une sorte de « serpillère » généreusement pressée par des mains lavées en la circonstance. Le tout donnant un jus couleur de glaise, au goût pouvant également évoquer la glaise, si tant est que vous en ayez déjà goutée. Avis aux amateurs !

Les enfants accordent les guitares.
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La fête peut commencer.
    

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Rien à voir avec les danses lascives des polynésiennes. Les chants sont joyeux mais les danses très statiques et très prudes.
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 Les hommes quant à eux, sont toujours de farouches guerriers.
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Et les spectateurs attentifs
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La fête est finie, un « mose » ( « au revoir« , vous avez traduit) aux habitants
    

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Et nous regagnons le bord de Pulsion
    

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Direction l’île de Neviti, toujours vers le nord.
     

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 Là, une belle plongée avec masque et tuba nous attend.
Dans une passe entre 2 îles, des raies mantas viennent régulièrement se nourrir (de plancton), à chaque marée haute. Nous partons donc en annexe à 7h du matin (Brrrr!)  mais nous ne sommes pas déçus.
   

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Nous suivons aussi longtemps que nous le pouvons ces grandes dames majestueuses. Le courant est très fort dans cette passe et nous peinons à essayer de tenir la distance. Nous devons nous relayer dans l’annexe pour tenter de suivre leur nage nonchalante, mais le spectacle de ces grands animaux ( en moyenne 3m d’envergure) évoluant dans l’eau avec tant d’aisance est toujours aussi impressionnant.



Sur place un pêcheur en plongée nous demande de le dépanner pour réparer son arpon. C’est un harpon très rudimentaire constitué d’une tige en fer et d’un élastique qui le projeté par un petit anneau en ficelle.
C’est cette ficelle qui est cassée et nous devons revenir à bord pour la réparation.
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Nous le redéposons ensuite sur son lieu de pêche et il peut repartir, ses poissons solidement amarrés dans le dos
    

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Pourvu qu’il n’y ait pas de requins!




Encore un peu plus au Nord de Neviti, escale dans une grande baie
    

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où nous retrouvons André, ce français que nous avions rencontré sur d’autres mouillages, habitant maintenant aux Fidjis, et marié à Api, une fidjienne.  Ils nous invitent à les accompagner de l’autre côté de l’île, rendre visite à une famille dont ils sont les amis.
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Là vit un couple de personnes âgées
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Accompagnés de 4 jeunes gens, 4 sur les 13 de leurs petits enfants.
Nous avions amené le Kava, et un petit sac à Kava, toujours pour le Sevusevu  en signe de bienvenue, et nous sommes accueillis encore plus chaleureusement que d’habitude, si cela est possible.
Nous sommes invités à admirer leur « Bure », que la famille vient de restaurer.
    

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Il faut compter 2 semaines de travail collectif tous les 5 ans pour maintenir ce type d’habitation en état.
Le Bure est une case traditionnelle faite en Pandanus tressé. Ils en ont fait leur chambre
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C’est un travail extrêmement soigné
     

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L’ouverture est orientée vers la plage, vue imprenable sur la mer, avis aux amateurs
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la ventilation est constante, et le résultat est étonnant de bien-être.
     

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Le capitaine y poserait même ses sacs!
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Tout est rutilant de propreté,  maison et grand terrain qui l’entourent, et la décoration n’est pas oubliée.
     

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Nous passons une après-midi très joyeuse en leur compagnie, mais il est 17h, le jour ne va pas tarder à tomber et nous devons les laisser. Ici il n’y a pas du tout d’électricité et les repas doivent se prendre avant la tombée de la nuit. Les quelques lampes à kérozène sont économisées.

Nous les quittons donc,
    

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 emportant avec nous un merveilleux souvenir et des papayes en provision.





A peine 1 mille à parcourir et nous nous rendons rapidement dans la baie voisine. En effet nous venons d’apprendre une grande nouvelle, pendant 2 jours va se dérouler un grand tournoi de rugby dans le village de Somosomo.
    

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Les Fidjiens sont fous de rugby, et la France est très connue ici grâce à sa célèbre équipe de rugby qui a fini en finale à la dernière coupe du monde en Nelle Zélande.
Nous sommes les « vedettes » ( mais le capitaine a bien sûr refusé de participer au tournoi, sinon en spectateur, et bien qu’étant toulousain. Toulouse est aussi une ville très connue aux Fidjis)

Les 2 équipes et les supporters arrivent en masse.
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Mais ne brûlons pas les étapes. Une fois débarqués sur la plage,
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et après la distribution de petits gâteaux aux enfants.


On les entend crier: Doncolovis, doncolovis, « des blancs, des blancs » quand ils voient arriver notre annexe.
   

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Et de kava aux grands
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Nous pouvons maintenant circuler dans le village.
Les équipes se préparent
    

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Et, à leur demande pressante, nous leur imprimerons cette photo sur papier. (même si la qualité de notre vieille imprimante laisse un peu à désirer)



Les enfants également sont  aussi friands de gâteaux que de photos
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Et quand nous revenons à notre bord, nous ne manquons pas d’aide pour pousser l’annexe
     

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C’est un village tranquille
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même dans l’effervescence de cet évènement important
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Les gens restent toujours aussi gentils, disponibles,
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Mais attention, le tournoi va commencer.
Un petit rituel marque chaque début de match (une sorte de  aka très simplifié)
      

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Ce sont des équipes de 7 joueurs, il y aura 6 matches cette après-midi, et 12 le lendemain.
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La poussière vole et le jeu est acharné
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Les spectateurs sont  concentrés,

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 plutôt calmes,
     

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l’affaire est sérieuse, ou alors ce sont les effets du kava, coulant à flots et  plutôt soporifique, qui commencent à se faire sentir.
Les femmes sont les plus acharnées et les plus bruyantes, tapant furieusement sur leurs casseroles pour encourager leurs équipes. (mais j’en connais aussi en France qui manifestent avec beaucoup d’enthousiasme ce penchant pour le rugby, je leur conseille les casseroles qui s‘avèrent très efficace)



Enfin, tous les supporters sont présents.
Les enfants ne sont pas les derniers
     

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Ainsi que certaines gallinacées qui ne veulent rien perdre du spectacle
    

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Un copieux goûter est préparé par les femmes
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Et servi à tout le monde
    

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Nous sommes confortablement installés dans la tribune d’honneur de Somosomo.
Et Orycie, le petit garçon d’André et Api n’est pas le dernier à apprécier les gâteaux et le thé au lait.

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Avant d’attaquer le repas du soir. Au menu, ragoût de saucisses, accompagnées de Kasava (sorte de manioc).
Rustique, mais pas mal….
    

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Même si le « confort » de notre installation commence à laisser le capitaine un peu morose. (promis-juré, je crois que la prochaine fois, il m’invitera dans un 5 étoiles)
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Nous allons maintenant quitter André, notre « Moitessier » Fidjien, et sa sympathique petite famille.
  

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Nous continuons notre route vers le Nord, alors qu’il doit descendre vers le Sud. C’est toujours avec regret que nous devons laisser derrière nous ces belles rencontres mais le hasard nous surprend toujours avec  des retrouvailles inattendues.



Dernière île et dernière étape de cette remontée vers le nord de l’achipel des Yasawas, l’île de Sawa-i-Lau.
Une baie entourées de petites îles, encore une fois nous ne pouvons qu’admirer ce site magnifique.

    

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Descente au petit village
    

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Le sevusevu est vite expédié, le chef du village nous accueille sous son arbre, face à la plage, où il faisait la sieste.
     

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Pulsion nous attend au mouillage avec 2 autres bateaux.
    

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Mais tout le monde ne fait pas la sieste
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Outre la lessive, les femmes s’activent à confectionner des balais, toujours en feuilles de pandanus.
    

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Le village ne semble pas très riche, beaucoup de ses maisons sont des bures.
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Quelques jeunes enfants, mais très peu, nous suivent sur la plage, je leur distribue, comme à mon habitude, des gâteaux secs (souvent aux adultes aussi), mais ils ne réclament rien et les mères leur rappellent toujours de dire « vinaka », merci
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Nous suivons le petit chemin le long du rivage, où s’alignent les maisons, c’est la rue principale
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Jusqu’à l’école, que nous sommes invités à visiter.
    

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 Ces écoles sont souvent une grande fierté pour le village, et celle-ci est particulièrement bien organisée.
    

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Toujours sur le même plan, plusieurs bâtiments contenant les classes et les pavillons des instituteurs.


Un vaste terrain, de jeu pour les petits, et terrain de rugby pour les grands, en bordure de la plage, face à un paysage à  faire rêver plutôt que travailler.
    

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Paul, l’instituteur, nous accueille généreusement,
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nous faisant visiter sa classe
    

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Mais aussi toutes les autres classes, ainsi que la bibliothèque
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Où l’on aperçoit sur les bureaux à l’arrière-plan, une série d’ordinateurs destinés aux élèves. Outils précieux, alimentés ici par des panneaux solaires, mais aussi un générateur attribué exclusivement à l’école.
Il n’y a pas d’internet ici, mais le gouvernement a promis……
Une classe s’est installée sous les manguiers
   

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A vous donner envie de dévorer les sciences de la nature.
Paul a 22 ans, il est très curieux et nous pose beaucoup de questions sur notre périple. Il n’a jamais vu de prés un bateau et nous demande timidement s’il pourrait monter à bord. Bien sûr nous lui proposons de venir le chercher après la classe.

Le voilà donc mettant le pied à bord pour la première fois. Ses exclamations de joie et d’admiration nous font vraiment plaisir. « this is the paradise, this is the paradise » n’arrête-t’il pas de répéter.
    

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Il ne pensait pas qu’un bateau pouvait être aussi confortable. (cuisine, douche…..)
Il nous demande, comme beaucoup d‘autres, combien cela coûte. Nous avons l’habitude de ne jamais donner le prix en euro, mais de dire qu’un bateau coûte le prix d’une maison. Mais il insiste….. nous ne cèderons pas.
L’écart de niveau de vie est tel qu’il nous semble « indécent » de révéler le prix en euros ou en dollars.
Il nous pose beaucoup de questions sur la marche du bateau, la difficulté pour apprendre à naviguer. Il nous répète: « it’s my dream »
Et, en partant,  avec force, « I’ll do it ».
Nous  sommes presque désolès d’avoir suscité une telle passion, ce rêve nous semble tellement inatteignable.

Le capitaine le reconduira en annexe, une paire de jumelles en souvenir, et un bidon de fuel pour le générateur de l’école.
« mose », Paul, et que tes rêves te portent……




Nous restons un moment dans ce site magnifique, à la géologie  torturée.
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Nous pouvons parcourir en annexe des dédales de passes entre les îles qui nous font découvrir des petites plages désertes
  

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(le capitaine est toujours occupé à son activité préférée, je ne vous ferai plus l’injure d’une devinette; l’ écorsage des noix de coco)
Suivi d’un petit bain bien mérité
   

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Toujours des coraux magnifiques en plongée
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 une grotte, que l’on peut explorer à la nage
  

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Et, au fond, une 2° petite grotte que l’on peut atteindre en plongeant en apnée pendant un moment.  Le capitaine fut bien sûr très courageux, mais j’avoue avoir renoncé à plonger dans ce trou noir, pour admirer une grotte encore plus noire……

Je préfère largement les turquoises de cette mer corallienne.
  

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Mais le temps défile, nous avons atteint l’extrême nord des Yasawas et nous devons maintenant redescendre vers le sud, jusqu’à Lautoka, port de sortie avant de quitter les Fidjis pour les Vanuatus.
De plus, nos vivres frais s’épuisent. Le dernier ravitaillement, à Nandi, date de plus de 3 semaines et aucun réapprovisionnement ne peut se faire dans les villages, si ce n’est, en cadeau, quelques papayes et bananes. Ces îles sont vraiment très isolées, il n’y a ni aéroport, ni épiceries, ni vraiment de cultures hormis le tarot, ni internet, et là, le capitaine commence à vraiment s’impatienter.

De grandes étapes pour ce retour, ce qui nous permet de pêcher un »énorme » Thasar.
  

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Chouette!, du poisson "matin", midi et soir pendant au moins 3 ou 4 jours !
Heureusement, nous rencontrerons des pêcheurs à notre arrivée à Somosomo, à qui nous donnerons la moitié de notre poisson.
Ils sont ravis, le Thasar est un poisson très apprécié qui ne se pêche qu’au large, et il le découpe en tranches très équitables pour l’ensemble des occupants de la barque.



Je ne vous ferais pas grâce du dernier village sur le chemin de notre retour,  Yalobi, sur l’île de Naviti.
Un village niché au pied d’un site grandiose.
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Nous débarquons
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et sommes accueillis par un homme qui nous dit qu’ici il n’y a pas de chef, il y a 2 clans, apparemment qui n’arrivent pas à s’entendre, « mais vous pouvez faire le Sevusevu, pas de problème, je m’en occupe« , et il empoche notre kava. Nous pouvons visiter le village. (vous connaissez maintenant par cœur le déroulement des opérations)
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De nombreux « bures » ici aussi comme dans tous les villages des Fidjis, témoignent d’un mode de vie toujours traditionnel.
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Chacun nous interpellant comme d’habitude par de grands « Bula »,
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accompagnés systématiquement par les présentations: « mon nom est……, nice to meet you », coutume très courtoise que nous avons largement oubliée lorsque nous croisons des inconnus dans la rue. Il est vrai que j’imagine assez mal un tel procédé à Paris dans le métro.
Les femmes s’activent aux fourneaux
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Et râpent les noix de coco, éternelle besogne
     

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Pour l’habituel poisson au lait de coco et citrons verts
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Elles nous donnent des citrons verts, nous en manquons, et en échange je leur offrirai un paquet de gâteaux secs que je réservais aux enfants. Leur joie fait plaisir vraiment à voir .
Et nous serons invités dans leur « bure »
    

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Un peu plus loin le coiffeur s’est installé  face à la mer.
    

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Les clients, ravis, viendront poser pour la postérité.
    

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Le village s’étire le long de la plage où s’alignent les cases avec toutes leurs installations, dont ces nombreuse « estrades »
Lieux de repos ombragés propices aux bavardages
     

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C’est ainsi que j’apprendrai que le village est bien pourvu d’un chef, mais effectivement divisé en 2 clans opposés, et nous avons donné notre kava à un quidam n’ayant aucune autorité, et qu’elles cherchent obstinément à identifier en m’interrogeant.
Il n’est décidément pas simple de faire cohabiter 2 partis politiques opposés!

Mais aujourd’hui c’est dimanche, et voilà longtemps que je n’avais pas fait acte de piété.
Le battement régulier du tambour rameute les fidèles.
     

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L’office peut commencer. Ici ce sont des méthodistes, comme la grande majorité des pratiquants aux Fidjis.
On pourrait penser que le dimanche ramène la paix dans le village, mais il y a bien 2 temples protestants implantés dans les 2 clans opposés. Ne serait-ce pas plutôt une guerre de religion?
Je dois choisir mon camp!
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Puis, retour en longeant la plage rejoindre « Pulsion » où le capitaine m’attend, toujours aussi réfractaire à la « bonne parole » (en fidjien il ne risquait pourtant pas d’être perturbé)
        

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Et impatient de lever l’ancre.

Un petit arrêt à Musket Cove avec au programme, et pour varier les plaisirs,  nettoyage de la carène. Un club de plongée nous permettra facilement de faire regonfler la bouteille.
Notre peinture anti-fouling (ABC-3) date maintenant de 4 mois et les algues poussent joyeusement sur la coque.
Notre vaillant capitaine se prépare
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Et, à sa grande surprise, son non moins vaillant matelot est appellé à la rescousse pour cette partie de plaisir.
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Étant promue la « reine de la gratounette »




Nous voilà presque prêts à quitter les Fidjis. Il ne restera plus qu’à faire la sortie et les pleins habituels, fuel, essence, ravitaillements……. à Lautoka sur l’île de Vitilevu
    

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Le voyage est toujours une surprise par rapport aux images que l’on se fait d’un pays et ces îles nous ont effectivement surpris et enchantés par bien des aspects.

Ses variétés ethniques qui semblent assez bien cohabiter, pourtant la population est très séparée entre indo-fidjiens et mélanésiens.


Un pays pauvre, (dont le tourisme n’est exploité que très modérément et dans une infime partie du pays), mais stable et très accueillant grâce aux  structures villageoises et aux traditions encore très enracinées.


Enfin leur gentillesse exceptionnelle et leur courtoisie très digne , que nous n’avons  cessé d’admirer.


Prochaine découverte, les Vanuatus…..




 





































      

Commentaires

Merci pour les photos elles sont magnifique et pour le texte aussi c'est une véritable voyage blogastique! :)

Marie.

Écrit par : Pole emploie Pole emploie Perpignan | 03/08/2012

Quel blog! Bravo Cathy pour ce reportage qui fait rêver de sable blanc et de raies Manta. Donc la mécanique joue des tours au capitaine malgré les soins attentifs prodigués à longueurs d'années ...Un échange standard du moteur mérite une étude car l'emmerdement mécanique est particulièrement horripilant et les premiers signes de vieillissement annonciateurs de nouvelles pannes...Quoique le bateau soit relativement récent,les milles effectués sont nombreux et les milliers de démarrages,de recharge des batteries,de brèves manœuvres à moteur tout juste tiède vont se faire sentir.Or les heures pour un changement d'embrayage doivent être comparées aux heures passées pour un changement de moteur.Nous subodorons que votre périple ne fait que commencer et il nous semble que pulsion s'est transformé en résidence principale et a droit à tous les égards...Bisous.

Écrit par : REGINALD/FRANCOISE | 07/08/2012

Jolies photos, ça vous fera de très bons souvenirs ;)

Écrit par : Jumelles Bushnell | 06/12/2012

ça me fait penser à la chanson de Goldman. "La bas". Ça. Fait envie , ça laisse reveur mais il est bien tard pour que Marie Soleil s.aventure dans des eaux aussi lointaines'. Je me contenterais de la mer noire ce printemps ( probablement) c.est pas encore sur... Quand revenez vous sous notre rude climat ? Ce serait d.avoir un ebriefing de vive voix. À bientôt j.espere et bravo pour ces nouvelles être blog très vivan qe je e consulte pas assez souvent' amitiés. Gerard

Écrit par : Marie soleil | 15/12/2012

ça me fait penser à la chanson de Goldman. "La bas". Ça. Fait envie , ça laisse reveur mais il est bien tard pour que Marie Soleil s.aventure dans des eaux aussi lointaines'. Je me contenterais de la mer noire ce printemps ( probablement) c.est pas encore sur... Quand revenez vous sous notre rude climat ? Ce serait d.avoir un ebriefing de vive voix. À bientôt j.espere et bravo pour ces nouvelles être blog très vivan qe je e consulte pas assez souvent' amitiés. Gerard

Écrit par : Marie soleil | 15/12/2012

ça me fait penser à la chanson de Goldman. "La bas". Ça. Fait envie , ça laisse reveur mais il est bien tard pour que Marie Soleil s.aventure dans des eaux aussi lointaines'. Je me contenterais de la mer noire ce printemps ( probablement) c.est pas encore sur... Quand revenez vous sous notre rude climat ? Ce serait d.avoir un ebriefing de vive voix. À bientôt j.espere et bravo pour ces nouvelles être blog très vivan qe je e consulte pas assez souvent' amitiés. Gerard

Écrit par : Marie soleil | 15/12/2012

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