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07/06/2012

Les îles Tongas

Le soleil est revenu! Et Neiafu, la ville où nous devons faire nos formalités d’entrée, nous apparait  beaucoup plus sympathique sous le soleil,

 

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Et illumine à présent ce petit royaume de 100.000 habitants.
   

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Les premiers habitants arrivèrent sans doute des Samoas il y a 3000 ans.
C’est le roi Georges Tupou 1° qui en 1845, fonda la dynastie actuelle.   Mais afin d’éviter d’être colonisés par les allemands (commerçants actifs de l‘époque), les Tongas se placèrent sous la protection britannique à la fin du XIX° siècle. Et en 1958, ils redeviennent pleinement indépendants, gouvernés par le roi actuel Taufa’a a-hau Tupou IV.
L’influence britannique se fait toujours sentir par la conduite à gauche des véhicules, par les Muffins, et par la langue anglaise, même si la langue parlée au quotidien reste leur langue d’origine austrasienne. Il semble qu’actuellement l’influence soit plutôt chinoise, vu le nombre de petites épiceries et petits commerces, pratiquement tous tenus par des chinois.
    

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Le capitaine erre dans les rayons qui proposent plus de bassines en plastique que de foie gras ou fromages.

Devinette:  cherchez où se trouve le capitaine sur la photo ci-dessus?




Nous sommes surpris par le peu de choix en ravitaillement. Même le marché reste démuni ,
   

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quelques bananes, ananas, pommes de terre, carottes (très chères, elles viennent de Nouvelle-Zélande)
Le capitaine tombe en arrêt devant des choux! Nous sommes sauvés!
    

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mais surtout des ignames et taros, productions locales,
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Et peut-être à notre prochain menu, un des nombreux cochons qui se baladent en toute liberté dans la rue, frétillant de la queue pour nous accueillir.
      

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Des cochons on en voit partout, et il nous est arrivé d’en croiser en harde, redevenus à moitié sauvages,  dans nos balades en pleine nature.
Et certains ne dédaignent pas non plus une petite baignade.
   

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Heureusement les pêcheurs proposent des langoustes à un prix imbattable, (15 dollars Tongais, ce qui fait à peu prés 5 euros le kilo)  et nous en ferons notre menu « presque » quotidien.
    

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Nous avons mis au point une recette à base de lait de coco, gingembre, citrons verts. Un régal dont nous ne nous lassons pas.


La langouste n'est sans doute pas au menu quotidien des Tongais,  le niveau de vie ne semble pas très élevé dans l’ensemble,


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autre devinette:  cherchez bien le capitaine, vous le trouverez là aussi sur la photo ci-dessus. (et ne le cherchez pas dans la benne du pick-up)


 

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et ni le  « Vavau Business centre »
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ni le centre informatique qui intrigue fort le capitaine
    

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Ne nous feront  changer d’avis.
Beaucoup de Tongais émigrent en Nouvelle Zélande, et ceux qui restent sur l’île bénéficient  en grande partie de leur aide.
Les Tongais, comme semble t’il tous les polynésiens, nous réservent un accueil très chaleureux.
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Bon, il est vrai que cette fête là n’était peut-être pas uniquement en l’honneur de notre arrivée…..


Même la voiture de police locale qui vient nous aborder (nous ne sommes jamais complètement tranquilles dans ces cas là) pour nous parler de la pluie et du beau temps en nous souhaitant la bienvenue.




Ici aussi, comme nous avons pu le constater souvent en Polynésie, les Tongais restent très attachés à leurs traditions,  presque tous les hommes portent une sorte de paréo,
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En général noir, et recouvert sur les hanches par une large ceinture en paille tressée.
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Les jeunes garçons portent le même pagne, en uniforme,  aux couleurs de leur collège.
    

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Les femmes, elles, peuvent porter, mais plus rarement, de grandes jupes recouvertes d’une sorte de pagne en rafia.
   

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Qui peut même devenir une jupe entièrement faite en tressage de paille.
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Il peut même être lavé,
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Et hommes et femmes, quelque soit l'âge,  restent souvent fidèles à ce costume traditionnel.
    

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Avis aux amateurs, mais, malgré mon insistance,  le capitaine refusera catégoriquement de porter une jupe.
Dommage, c’était l’occasion.




Nous-mêmes devons respecter ce pays très religieux et très prude, où il est malvenu de se promener en short, ou les épaules découvertes, même pour les touristes.
La religion tient une place très importante,
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et particulièrement la mort. André, un français qui vit  aux Tongas depuis 10 ans, nous a décrit ces enterrements, spectaculaires, et plutôt festifs (il n’y a pas de pleurs), rassemblant des milliers de personnes, et pouvant durer des semaines, où les femmes  font couper leurs cheveux qui vont accompagner le mort dans sa sépulture. Il n’y a pas de cercueil, le mort est enveloppé dans une natte en jonc tressé et déposé à même dans la terre.
Enfin ils parlent très naturellement de la mort, et peuvent vous demander quand vous allez mourir!
C’est vrai que le petit cimetière serait presque tentant avec sa vue imprenable.
    

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Autres mœurs, autre culture.





Le changement d’heure vient une fois de plus perturber  nos repères. Cette fois nous sommes passés de l’autre côté de la ligne de partage, « la ligne de changement de date », nous sommes plus vieux d’un jour  (je me disais aussi!) à 180° du méridien de Greenwich.
Par exemple si en France vous êtes un samedi à midi, nous serons le même samedi à 23h aux Tongas.
Nous sommes à TU+13 (sachant qu’en France vous êtes à TU+2°, et pour notre fils qui habite au Canada nous devons enlever 17 heures!)
Bref, un nouveau problème existentiel en perspective
Sans parler du fait que les Tongas ne sont pas géographiquement au-delà de cette ligne, mais voulant se raccorder aux Fidjis, ils ont obtenu de s’aligner sur leur horaire et la ligne fait donc un crochet par les Tongas pour les englober.
Je ne sais pas si vous avez bien tout suivi, mais ici, nos neurones disjonctent de plus en plus (et je me sens largement plus vieille qu’un jour par rapport à tout à l’heure!)



Une petite promenade en haut d’un tertre nous rafraichira les idées.
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Nous quittons le mouillage principal de Neiafu pour découvrir l’intérieur de ces nombreux méandres.
L’archipel des Vavaus est complètement différent de ce que l’on a pu voir en Polynésie française.
    

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Ce sont bien des îles volcaniques, mais il n’y a pas de lagon. Le relief est assez haut et constitue un vaste labyrinthe au milieu de l’océan.
    

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Le vent souffle fort et les abris ne sont pas aussi nombreux que le relief pourrait le laisser supposer.
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De plus toutes nos cartes Maxsea sont fausses, (enfin elles présentent un décalage qui nous fait passer par la terre,) et nous devons donc naviguer à vue!
Le capitaine en est réduit à utiliser une carte dessinée sur un set de table acheté à Neiafu, pour nous repérer dans le cockpit!
    

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Enfin, le but est atteint, Port Maurelle, une anse bien abritée, une plage bordée de cocotiers, nous sommes en pays connu.
    

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Et nous ne sommes pas les seuls à en profiter comme cette grosse vedette néozélandaise.
      

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Mais la vue sur les cocotiers est imprenable.
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Un petit tour à terre
     

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Et le capitaine ne peut s’empêcher de s’adonner, comme à chaque fois, au rituel des adorateurs de la noix de coco.
      

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Ne trouvez vous pas que notre capitaine a vraiment un air redoutable!




Nous continuerons à parcourir ce dédale d’îles aux promontoires verdoyants.
       

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À la recherche d’abris surs.
Le temps n’est pas très serein. Le vent souffle toujours en rafale, et le ciel peut se couvrir de grains menaçants.
     

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La météo est assez perturbée.  Nous devrions être largement à la fin de la saison cyclonique, or celle-ci semble être décalée d’un mois.  
De plus, des dépressions venant du sud viennent régulièrement nous chatouiller les côtes, ce qui ne nous fait pas rire du tout.
La température de l’air a baissé, autour de 27°, et la température de l’eau également, 25°. Ce qui est encore tout à fait acceptable pour des bretons habitués à des températures moins clémentes.
     

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Mais le soleil nous sourit la plupart du temps et nous en profitons pour faire de très belles plongées masque-tuba. Les fonds sont très poissonneux, des multitudes de petits « chromis verts » et autres « demoiselles »
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Parsemés de superbes étoiles de mer d’un bleu fluorescent.
     

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Des poissons clowns cachés dans leur anémone de mer.
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Et bien sûr, après avoir franchi à la nage la barrière de corail, un requin « pointe blanche », que nous n’avions encore jamais rencontré.
    

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Ah, non, là vous avez reconnu le capitaine.



Voilà le requin « pointe blanche »
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Autres dédales, autres mouillages
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A terre la plage se rétrécit considérablement à marée haute. Les marées reviennent toutes les 6 heures avec presque 2m de marnage, ce dont nous devons tenir compte.
      

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Nous découvrons un arbre splendide. Un gigantesque Banian,
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aux curieuses branches tentaculaires qui prennent racine dans le sol.
    

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Une belle fenêtre météo nous incite à nous préparer pour la traversée vers les Fidjis. 450 miles, nous avons besoin de 3 jours de vents de sud-est.
Petite vérification dans le mat
     

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Retour à Neiafu pour les formalités de sortie, le plein de vivres frais au grand marché du samedi, avec ses danses et chants religieux,
       

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et en route…..



 

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Commentaires

Les Tongas, c'est pas les îles d'origine de la tongue ?

Je constate que le blog re-fonctionne correctement ?!

Écrit par : Christophe | 08/06/2012

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