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09/07/2011

LES TUAMOTUS

Avant de quitter définitivement les Marquises, il nous reste encore une île à découvrir, UA POU.

       

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Les filles de Serge, Camille et Anne-Laure sont arrivées

      

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et vont découvrir les joies simples de ces îles paisibles

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La particularité de Ua Pou sont ses pics acérés remarquables et souvent enveloppés de nuages.

      

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Nous allons partir courageusement à leur découverte en suivant Jérôme, notre guide, ancien militaire,

    

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également tatoueur de talent (si le cœur nous en dit)

     

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que nous allons devoir suivre pendant 4 heures dans une marche soutenue, « la traversière »,

     

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agrémentée de passages périlleux

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Mais la victoire est là

    

Même si nous avons l’air un peu fatigués

       

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Jérôme nous apporte beaucoup de renseignements utiles à notre « survie », entre autre comment découper une noix de coco (ne pas oublier la machette bien sûr) sans se découper les doigts en rondelles.        

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Un enseignement que notre capitaine suit avec beaucoup d’attention, nous savons tous que la découpe de la noix de coco est devenue sa spécialité.

Et comme souvent au bout de ces marches, un bain rafraichissant dans l’eau claire d’une cascade.

       

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Jérôme sera un excellent guide et nous emmènera un autre jour sur un ancien site marquisien dont les maisons ont été reconstruites pour le grand festival inter-marquisien qui avait eu lieu à Ua Pou en 2007.      

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Il nous donnera également une foule d’informations sur ces anciens sites et les coutumes de l’époque. En particulier ces rites d’anthropophagie qui ont tant marqué les esprits.

Ces îles étaient très peuplées à l’époque, pour ne pas dire surpeuplées, et les guerres entre clans incessantes. Les guerriers prisonniers étaient systématiquement décapités, comme on peut le voir sur ce tiki.

      

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Dans sa main droite il tient une tête décapitée, et sa main gauche un casse-tête.

Les yeux et les mains étant des mets de choix réservés aux prêtres, le chef choisissait ensuite les meilleurs morceaux, puis les guerriers.

Les femmes, elles, ne pouvaient en aucun cas goûter ces mets raffinés. (quel dommage !)

Les enfants, seulement les mâles, étaient souvent sacrifiés et mangés.

On peut penser que la viande étant rare, la consommation de chair humaine était passée dans les mœurs.

Nous restons tous un peu songeurs.

     

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Vendredi 24 juin :

Ce temps est bien lointain, les enfants peuvent dormir tranquilles, les vacances arrivent, c’est la fête des écoles.

Et les fêtes aux Marquises se fêtent en grand.

Elles dureront toute la journée, et la soirée.

Les costumes sont magnifiques

      

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Tous les âges participent, et souvent avec talent

     

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Et les garçons ont de réels talents de Haker (danseurs de haka)

         

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Les spectateurs attendent avec impatience leur entrée en scène.

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Le soir vient avec le clou du spectacle, l’élection de miss et mr maternelle.

     

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Miss Cp, miss Ce1, etc……

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Avec un sens de la mise en scène quelquefois incroyable

     

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Mais la fête est finie, et au petit matin nous laissons définitivement derrière nous les Marquises.

     

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4 jours de mer avant de rejoindre l’archipel des Tuamotus.

Nous mettons la ligne à l’eau et, peu après, nous pêchons…….

Vous avez 10 secondes pour deviner…….

Eh oui, une dorade coryphène.

       

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Elles sont de plus en plus grosses et le capitaine a de plus en plus de mal à la soulever pour la photo.

Nous arrivons donc au matin du 4° jour dans la passe d’entrée du premier atoll de l’archipel des Tuamotus, Kauehi.

  

     

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Ces passes constituent un goulet d’entrée dans l’atoll qu’il faut négocier attentivement à l’étal de marée car il y a toujours un fort courant de flux et reflux selon les marées montantes ou descendantes.

Même maintenant à l’étal de basse mer le courant est toujours assez fort.

     

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Et nous retrouvons les tourbillons familiers du golfe du Morbihan.

Nous sommes passés sans difficulté

    

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Et découvrons ce nouvel univers, à l’opposé de celui des Marquises.

     

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Un relief plat comme une galette de Sarrazin, des eaux turquoises,

       

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Où nous laissons tomber notre ancre avec délice.

    

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Toutes les îles du Pacifiques sont des îles volcaniques. Les volcans, sous le poids des âges, commencent à s’affaisser et s’enfoncer.

Parallèlement, un petit animal primitif s’installe et leurs squelettes de corail s’entassent pour former des barrières de corail tout autour du volcan qui, affaissé, forme une île, comme Tahiti ou les îles de la société.

Aux Marquises, situées beaucoup plus au Nord, le corail pousse très peu, et subsiste encore le sommet du volcan, formant une île battue par la mer, sans aucune protection corallienne.

Par contre plus au Sud, là où le corail prolifère et quand le volcan s’est complètement effondré sous l’eau, ne reste que la barrière de corail et ses motus alignés en pointillé, comme aux Tuamotus.

L’Atoll est une simple bande de sable circulaire, de quelques centaines de mètres de large, entrecoupée de chenaux et de passes, et pouvant se dérouler sur des dizaines de kms.

Nous sommes surpris par la superficie d’un atoll. Kauehi est un atoll de taille moyenne et nous devinons à peine les petites îles en corail qui le bordent.

 

Vite, nous mettons pied à terre.

     

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Mais ici, pas de terre, tout est blanc du grésil du corail.

    

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Seuls poussent les cocotiers.

      

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Mais il est 16h. C’est l’heure de la pétanque.

      

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Tous les jours ce moment est très attendu dans le village (200 habitants)

   

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Les paris sont ouverts, la mise est de 100 francs pacifiques (80 centimes d’euros),

      

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on nous propose de jouer mais nous n’avons pas nos boulles.

Nous ferons très vite connaissance de tout le monde.

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Canila, le père de Canihei, une charmante petite fille de 10 ans, pétillante d’intelligence et qui m’apprendra beaucoup sur son île qu’elle adore.

    

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Henri Dauphin, lui, nous proposera un pain qu’il fabrique lui-même, dans un four tahitien rudimentaire.

      

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Dans un vieux bidon enfoncé dans le sol, on le remplit en partie avec des pierres préalablement chauffées sur feu de bois, on recouvre d’une tôle sur laquelle reposent les pains, une autre tôle, des pierres chauffées sur cette tôle, et la cuisson dure 10 mn !

un pain absolument délicieux !

Il fournit ainsi toute l’île, mais en cachette du maire, qui est parti 15 jours à Tahiti et qui, étant le propriétaire de l’unique magasin du village, fournit habituellement la population en pain surgelé.

Bref, tout le monde profite de l’aubaine pour déguster pendant 15 jours le succulent pain de Henri Dauphin…

Nous ne pouvons résister et finissons de le manger en regagnant le bateau.

    

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Mais avant, un petit détour par la ravissante église, pour nous faire pardonner notre pêcher de gourmandise.

       

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L’intérieur surprend par ses couleurs et sa gaieté.

    

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Dans une telle église, gourmandise confessée est sûrement pardonnée !

Le soir tombe, pas un souffle, rarement mouillage n’a été aussi calme.

     

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Le lendemain nous longeons les berges en prenant soin de contourner les quelques fermes perlières qui les bordent.

   

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Puis traversons le lagon. Autre écueil qui demande une certaine vigilance, la possibilité de rencontrer sur le chemin des gros pavés de corail. Nous devons donc veiller à l’avant du bateau.

  

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Nous arrivons enfin et le paradis de Robinson Crusoë nous attend.

     

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Le capitaine étrenne son plus beau sourire

     

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Notre parisienne Camille, sur Elyes, supporte difficilement autant de calme et de sérénité. Le contraste avec Paris est trop violent…..

Plongées,

     

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promenades, l’océan est juste de l’autre côté de la langue de corail, nous resterons un moment avant de reprendre la route pour découvrir d’autres merveilles.

Vendredi 1° juillet :

Les pêcheurs sont déjà dans la passe, c’est le meilleur endroit, comme tout bon pêcheur le sait (nous sommes presqu’imbattables sur le sujet), en plein courant, pour attraper du poisson.

    

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40 milles, sans vent, jusqu’à Fakarava, le prochain atoll

Les activités habituelles du bord reprennent.

   

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Lessive et guitare.

Nous franchissons enfin la passe nord de Fakarava, très réputée chez les plongeurs pour son abondance de requins, raies mantas, et gros poissons les plus variés.

Fakarava est un des grands atolls des Tuamotus, 400 habitants….

       

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La vie y est toujours aussi

 

paisible….

       

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Les filles, Camille et Anne-Laure et….moi, commençons notre étude de marché sur les perles noires :

 

     

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L’affaire est sérieuse !

 

Pour nous reposer de cet intense travail, nous repérons une petite terrasse

 

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Mais la mer a monté et la place est un peu humide…. mais très rafraichissante !

 

       

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Nous contactons rapidement le club de plongée pour organiser une sortie.

 

En fait ces « plongées dérivantes » sont assez compliquées à planifier.

 

Les courants étant très forts, on ne peut utiliser ces passages en plongée qu’à l’étal de marée.

 

La passe Nord, où nous sommes actuellement, est particulièrement difficile, et mon petit niveau 1 ne me permettrait pas de participer.

 

Nous est proposée alors la plongée de la passe Sud, au Sud (comme son nom l’indique) du lagon, et qui, parait-il est encore plus belle !

 

Nous partons donc le lendemain matin vers cette partie du lagon,

 

     

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très isolée, mais que nos bateaux nous permettent d’atteindre.

 

         

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Fakarava est un lagon constitué par une seule longue île étroite de 30km de long, Nord-Sud, le reste du cercle étant constitué uniquement d’une barrière de corail, sans aucune autre île.

 

Après 6h de moteur (encore) en suivant un étroit chenal entre les « patates » de corail,

 

        

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nous atteignons cette extrémité du lagon.

 

     

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Un village abandonné,

 

 

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Dont il reste toujours une petite église, très bien entretenue.

 

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une pension de famille avec un restaurant,

 

     

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quelques paillotes à faire rêver

 

     

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Et déjà des petits requins à profusion,

 

     

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à nous mettre tout de suite dans l’ambiance de nos prochaines plongées. L’équipage demeure perplexe….

 

      

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Et nous ne serons pas déçus !

 

Mais le « Maramu » commence à souffler, à décoiffer les cocotiers.

 

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C’est un fort vent qui vient du sud, des îles australes, dans les 40°, l’équivalent chez nous d’une dépression. Nous aurons jusqu’à 35 nds de vent au mouillage.

 

La houle pilonne le corail

 

     

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Mais nous sommes venus pour plonger et rendez-vous était pris avec le moniteur qui a lui aussi parcouru 30 milles pour venir nous rejoindre.

 

     

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Notre équipe suit attentivement

 

    

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(et anxieusement pour ma part) les consignes.

 

C’est parti….

 

Eole nous a protégés et nous avons heureusement bénéficié d’accalmies pendant nos plongées.

 

L’une nous a fait traverser la passe, et l’autre, le lendemain nous a permis de la longer en se laissant porter par le courant.

 

       

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Ces passes sont le lieu de rendez-vous, lieu de reproduction des requins.

 

 

 

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Nous sommes à 30 mètres de profondeur et la lumière peine à imprimer les photos.

 Outre la multitude incroyable de poissons de toutes sortes,

 

       

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des gros poissons, mérous , une raie manta, loches marbrées (qui elles aussi se reproduisent en ce moment, quel spectacle, on comprend que l’on y emmène pas les enfants !)

 

     

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C’est un véritable « mur » de requins que nous voyons défiler sans interruption pendant toute la plongée

 

 

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Nous restons subjugués par ce spectacle. Ce sont des requins gris de récif, ils ont à peu prés 2 m de long et sont parait-il, inoffensifs (je ne demande qu’à le croire !) à condition de ne pas les exciter, ce dont nous nous gardons bien.

 

C’est une plongée magnifique !

 

Serge, qui est moniteur de plongée et a une grande expérience, nous dira un peu plus tard que c’est la plus belle plongée qu’il ait jamais faite.

 

Le Maramu peut continue à souffler dans la soirée, peu importe, nous ne nous lassons pas, dans le carré d’Elyes, de décrire toutes nos découvertes et multiples émotions, en dégustant un far breton confectionné par mes soins.

 

Le Maramu étant un temps à far breton et notre Gwen-a-du s’en est trouvé d’ailleurs quelque peu éméché.

 

     

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Le lendemain nous remontons vers le Nord de Fakarava, et en voulant mouiller notre ancre, gros problème, notre guideau électrique ne répond plus…..le moteur est suspendu dans la baille à mouillage, et nous constatons que la jonction inox-alu l’a complètement corrodé.

 

     

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Le verdict est sans appel : irréparable, nous ne savons pas encore très bien quelle est la meilleure stratégie à adopter.

 

Suite au prochain numéro……

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Commentaires

Superbes photos agréablement commentées. Quel plaisir de vous suivre dans ces iles magnifiques...avec,de surcroit, le suspens des plongées et, cerise sur le gâteau,le pépin de la fin qui donne au lecteur l'envie de connaitre la suite ! Quel talent !...
Ceci dit on espère que le "problème" aura trouvé une solution positive rapidement et ne vous aura pas occasionné trop de mouillages à l'arrache !
Bien amicalement
Alain et Mirène

Écrit par : A. DUPONT-HUIN | 13/07/2011

Que de suspense. Et que de références a la Bretagne aussi: golfe, gwanadu, far breton...
En tout cas, j'ai ajouté les Touhamotu a ma liste de voyages a faire. Et pour le guindeau, Alain va pouvoir te montrer qu'il n'a pas perdu les muscles de sa jeunesse.
Passez bien le bonjour a Serge,Camille et Anne-Laure de ma part aussi.

Julien

Écrit par : Julien | 15/07/2011

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