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14/03/2011

Les GALAPAGOS (1)

Lundi 1° mars :

Après de nombreux conciliabules avec Elyes et Alter, un OVNI 434, un couple de marseillais avec qui nous avons sympathisé et que nous connaissons depuis Cuba l’année dernière, bref, après de nombreux apéros et prises de météo quotidiennes, les vents nous semblent favorables, nous partons.

Car voici une nouvelle question existentielle dans la vie du marin : « quel est le moment le plus favorable pour partir? Les vents vont-ils adonner, refuser, vont-ils être dans la bonne direction

Nous quittons la petite île de Contadora aux Perlas et nous partons vers les Galapagos, à 960 miles au sud de Panama, à peu prés une semaine de mer si tout va bien.

Nous abandonnons le projet de nous arrêter aux îles cocos et nous comprenons pourquoi aussi peu de bateaux s’y arrêtent.

Le trajet Panama-les Galapagos constitue la seule partie délicate de notre parcours cette année.

En effet dans cette zone se trouve ce que l’on appelle la zone inter tropicale de convergence, plus communément appelée « pot-au-noir », et plus concrètement une zone orageuse et sans vent , bien sûr à éviter. Or les îles cocos se trouvent en plein milieu de cette zone, donc à éviter impérativement pour les voiliers.

Après tous ces apéros et soirées de décisions stratégiques, nos 3 capitaines se mettent d ’accord sur une date où les vents leur paraissent favorables.

Eole en a décidé autrement et nous nous retrouvons avec une première journée sans vent, ou le peu de vent pile dans le nez. Mais je ne regrette rien car nous avons passé de nombreuses soirées fort animées.

Pour nous consoler nous mettons la ligne de pêche à l’eau, et moins d’une demi-heure plus tard nous ramenons un superbe thasar, à peu prés 5 kg. Voilà 3 jours de steak de poisson assurés midi et soir!

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Dans une nuit noire d’encre, un vent de nord finit par se lever, nous sommes donc vent arrière, la mer chargée de plancton trace un sillage phosphorescent, c’est magnifique et nous voilà récompensés , pour quelques heures, de tous nos efforts!

Le lendemain les rivets du tangon nous ont laché, mais pas de problème, le capitaine nous a réparé cette petite avarie avec son savoir-faire habituel.

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Et rendons grâce encore à Eole qui, contrairement à nos prévisions météo qui nous prévoyait le tiers de la route au moteur, nous a poussé tranquillement avec ce bon vent du nord jusqu’au bout de la route.

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Spi et gwenadu battant fièrement pavillon

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Finalement nous aurions peut-être du consulter des entrailles de poulet plutôt que nos sites méréo.

Dimanche 6 mars : après avoir bien ralenti le bateau pour arriver au petit matin, nous posons notre ancre dans le port de Baqueriizo Moreno sur l’île de San Christobal une des trois grandes îles des Galapagos.

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. Ce que nous avions pris tout d’abord pour des ailerons de requins sont en fait les nageoires des otaries, qu’elles tiennent en l’air quand elles font la planche en nageant sur le côté, à l‘indienne!

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Une grande tortue accompagne notre chaine qui touche l’eau.

Cette arrivée nous plonge tout de suite dans l’univers magique des Galapagos.

La magie s’estompe un peu avec l’arrivée illico des autorités.

Le règlement est très stricte . Nous devons choisir une seule île sur laquelle nous pourrons rester durant les 21 jours autorisés du séjour. Interdiction de changer même de mouillage. Nous devons prendre obligatoirement un agent qui s’occupe des formalités.

Le tout pour la modique somme de 500 dollars.

En aucun cas nous ne les regretterons. Notre agent Carmelita, est charmante et nous fournira toujours de précieux renseignements. Toute la population est souriante et accueillante.

Mais la magie des Galapagos reste bien sûr l’omniprésence des animaux, les otaries, les plus présentes, mais aussi les tortues terrestres géantes, les oiseaux, les iguanes marins….

Les grandes vedettes ici sont les otaries. Elles le savent et elles sont partout.

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La sieste constituant une importante occupation

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Les places sont chères et les passages quelquefois un peu encombrés

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Mais leur royaume reste la plage

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Qu’elles acceptent volontiers de partager,

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Et ces starlettes sont toujours prêtes à poser pour les photographes

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Tandis que les mâles dominants bombent le torse et affirment leur virilité. La plage quoi!

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Il est conseillé de ne pas s’approcher de ces mâles qui défendent leur territoire et leur harem, ni des femelles qui allaitent leur petit

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Les familles sont nombreuses

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Et une fois quittés leur mère les jeunes sont très joueurs et peu farouches

Etant protégés depuis très longtemps, tous ces animaux se laissent facilement approcher.

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Mais l’otarie n’est pas la seule vedette de la plage, ne lui en déplaise., même s’il est vrai que l’iguane de mer ne lui dispute en rien la palme d’or de la grâce.

 

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Ces étranges animaux venus du fond des temps viennent eux aussi se réchauffer sur les pierres de lave où ils se confondent.

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Une curiosité locale, des fous de Bassan à pieds bleus

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Ne pas oublier à l’affiche, les célèbres tortues géantes terrestres, leur nom de scène, (elles n’ont pas fait beaucoup d’effort d’imagination) « tortue des Galápagos », en voie d’extinction et maintenant protégées et réimplantées sur toutes les îles de l’archipel.

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Le capitaine est sous le charme

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Une ballade dans le cratère du volcan

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Avant de rejoindre le petit village en plein carnaval.

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D’autres belles disputent la vedette

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Sous le regard séduit de nos deux capitaines

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Mais revenons à nos têtes d’affiches les otaries. Etant quelque peu envahissantes,

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le capitaine a du établir quelques règles: l’occupation de la jupe arrière du bateau est tolérée, sieste oblige

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Mais pas plus loin

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Et pas question non plus de s’installer dans notre annexe .

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Il est vrai que ces quelques règles de civilités sont assez peu respectées et nous devons souvent faire preuve d’autorité.

Serge, sur son bateau alors qu’il laisse toujours le capot de sa cabine arrière grand ouvert pour la nuit, s’est trouvé brusquement réveillé par un grand aboiement et une tête d’otarie dépassant au-dessus de lui dans sa couchette. Elle avait réussi à grimper sur le bateau et s’était coincé la tête dans le panneau de pont rabattue sur elle, empêtrée dans des bouts lui barrant tout repli.

Bref, l’aventure s’est terminée dans les cris conjoints des deux intéressés qui finalement ont fait fuir l’intruse.

Isabelle tu peux être rassurée, Serge a vaillamment repoussé les avances de cette aguicheuse impertinente.

Nous retournons souvent à « Loberia », une plage que nous rejoignons en taxi car elle est un peu loin, et qui est un véritable paradis pour la plongée masque-tuba. De nombreuses tortues que nous pouvons approcher facilement,

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Très

facilement même

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des grandes raies appelées « diables des mers », des poissons tropicaux et bien sûr, les otaries, curieuses, qui aimeraient bien jouer avec nous mais qui nous trouvent sûrement bien pâtods.

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Vendredi 11 mars : 9h du matin. Un voilier canadien nous aborde pour nous prévenir qu’un tremblement de terre a eu lieu au Japon et qu’un tsunami est en train de traverser le Pacifique.

Nous nous branchons aussitôt sur le 16 à la VHF qui donne l’ordre à tous les bateaux de quitter le port immédiatement et de partir au large sur des fonds d’au moins 300m.

Le tsunami doit atteindre les Galapagos aux alentour de 17h30 et on parle d' une vague de 10m de haut.

La population s’est réfugiée sur les hauteurs et tous les bateaux lèvent l’ancre, ferryes, bateaux de pêche, bateau des douanes, nous suivons le mouvement.

Nous essayons alors de préparer le bateau à une éventualité que nous ne connaissons pas vraiment, notre expérience en matière de tsunamis étant très limitée!

Mais heureusement aucune vague ne se dessine à l’horizon et nous attendrons patiemment sur une mer d’huile que l’alerte soit levée vers 20h. La population est redescendue, rassurée,  des hauteurs des collines à 22h30.

Seules 2 ou 3 variations de niveau de 2m d'amplitude ont été observées dans le port.

Mais nous sommes bouleversés comme le reste du monde en apprenant le lendemain l'ampleur du désastre qui touche le Japon et nous resterons rivés aux images télévisées de CNN retransmises à terre.

Nous ressentons d'autant plus la fragilité de notre petit paradis des Galapagos, comme de la terre entière. 

Commentaires

Tsunamis, otaries, carnaval, çà en fait des choses inattendues aux Galapagos!
En tout cas c'est impressionnant de voir tous ces animaux peu farouches, et se dire que çà pourrait être comme çà partout, si nous n'avions pas l'habitude manger tout ce qui bouge (c'est bon, une otarie?)
Julien

Écrit par : Julien | 15/03/2011

quel régal de vous lire ! profitez bien de votre petit paradis avant qu'il ne soit perdu
biz

Écrit par : Françoise et Jean-Paul | 15/03/2011

Un peu de stress maintient la forme .Un tsunami!Et maintenant il nous faut suivre le déplacement du nuage radioactif décrit par les pouvoirs publics à ce jour et à cette heure comme,mais si bien sur,peu dangereux.Entre l otarie, soi mollement avachie, soi agressant sexuellement Serge la nuit et le tsunami vous obligeant à fuir au large,vous en vivez des aventures!Nous apprécions les photos sous marines de Catherine qui progresse de jour en jour.Alain tu disposes à bord d une sacrée blogueuse!

Écrit par : REGINALD | 18/03/2011

On vous suit de près, passage du canal le 15 Avril.... Peut être aux Marquises
Bon vent
Luke

Écrit par : Luke | 29/03/2011

Les commentaires sont fermés.