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05/02/2011

Le canal de Panama

Adieu Shelter Bay

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3 semaines nous auront été nécessaires pour préparer le bateau. Mais les vacances ne sont pas encore pour tout de suite puisque nous nous apprêtons à passer le canal.

Précaution de dernière minute, nous entourons les panneaux solaires avec une superbe couverture polaire orange du plus bel effet,

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non pour éloigner les mouettes, mais pour les protéger des « pommes de touline » (ce sont des boules de filin tressées très serré) que les employés du canal lancent sur le bateau afin que nous y amarrions nos longues aussières.

 

Maintenant tout est prêt,

Nos amis Serge et Paul sont sur le qui-vive

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nous pouvons enfin partir.

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Nous nous dirigeons vers « le flat », un lieu d’attente dans la rade, où nous avons RV avec notre pilote à 17h, mais nous devons y être impérativement à 14h. (histoire de ne pas le manquer sans doute )

Les cargos commencent à défiler

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et peut-être une cinquantaine attendent dans la rade, c’est un endroit

particulièrement fréquenté.

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Notre pilote arrive enfin

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Nous pouvons nous diriger vers les premières écluses.

Nous allons passer ce soir les 3 premières écluses, les écluses montantes.

Ensuite nous passerons la nuit amarrés à une bouée dans le lac Gatun, ce grand lac artificiel qui relie la 2° série d’écluses, les écluses descendantes, à l’autre bout du lac, à la sortie du canal côté pacifique, et que nous franchirons dans la journée du lendemain avec un autre pilote.

Nous allons passer à couple, amarrés très serrés, avec un superbe bateau italien, un swan 67, mené par un équipage professionnel qui l’achemine en Nouvelle-Zélande pour son propriétaire.

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Les matelots sont à la manœuvre.

Nous avons dû embarquer un jeune marin supplémentaire, puisque le règlement exige 4 hommes (ou femme, pas de sexisme pour les manœuvres) d’équipage, un à chaque coin du bateau pour s’occuper des amarres,

Plus le skipper du bateau à la barre,

Plus le pilote qui, lui, ne fait rien mais commande à tout le monde.

1° écluse : nous nous engageons avec un autre grand voilier et un cargo

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c’est haut!

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A peu prés 9 m de dénivellé à remonter à chaque écluse.

Les portes se referment

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Il s’agit pour chaque équipier de reprendre doucement, mais fermement, les amarres au fur et à mesure que le niveau de l’eau monte.

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Nos matelots étant très consciencieux, cela ne pose aucun problème.

 

Et le niveau monte doucement

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Les portes de devant vont bientôt s’ouvrir, et les « hand-liners » sur le quai, vont nous accompagner avec leurs filins le long des 3 écluses qui se suivent.

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Les cargos, eux, sont maintenus et tirés par un système de locomotives, aux 4 coins du bateau, qui servent à haler ces forts tonnages sans qu’ils aient besoin d’utiliser leur moteur, ce qui créerait trop de remous.

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Ces locomotives vont grimper le dénivelé

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Et nos hand-liners, vont emprunter l’esca lier central.

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La nuit tombe, les portes se referment devant nous

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Et notre capitaine reste songeur

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Nouvelles questions existentielles dans ce moment-là ; « ai-je bien fait? Je ne peux plus revenir en arrière, quel chemin prendre pour revenir à mon point de départ……etc…. »

La 2° écluse est la plus impressionnante. elle est plus haute que les autres, 12m.

Le flot qui monte crée de gros tourbillons, et le bruit fait penser à une cataracte.

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L’équipage est plus tendu,

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mais tout finit bien

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Et les 2 bateaux, toujours amarrés continuent leur progression

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Un coup en bas

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Un coup en haut

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Et les portes se referment toujours derrière nous

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Les 3 premières écluses sont franchies, nous nous amarrons à une grosse bouée prés de la sortie et quittons notre pilote, taciturne, qui nous menace d’une amende de 1000 dollars si nous ne nourrissons pas mieux le pilote de demain.

Je crois qu‘il plaisante, mais le capitaine pense qu’il est vraiment sérieux.

Incompréhension totale de ma part, je lui ai proposé sans cesse à manger ou à boire, ce qu’il a refusé, acceptant seulement du bout des lèvres un verre d’eau, qu’il a délicatement reniflé pour voir si c’était de l’eau du robinet javellisée. Je m’en serais bien gardée car les bruits de ponton m’avaient prévenue qu’il fallait absoluement proposer de l’eau en bouteille capsulée, test majeur pour la maitresse de maison, qui dans ce domaine est seule responsable de l’intendance (sans vouloir faire de sexisme)

Puis nous passons une nuit plutôt agitée. En effet nous sommes bercés par les moteurs vrombissant d’énormes Caterpillars travaillant jour et nuit à la construction du 2° canal, beaucoup plus large.

La saison sèche étant très courte, ils travaillent jour et nuit pendant les 3 mois praticables.

 

Les travaux d'agrandissement ont été lancés en 2007, et la fin,  prévue en 2015 permettra à des bateaux 2 fois plus gros de passer.

Les nouvelles écluses, beaucoup plus larges, seront aménagées de telle façon que l'eau puisse être récupérée et reconduite dans le lac Gatun (surtout utile pendant la saison sèche).

 

Le coût estimé du proget est de 5 milliards de dollars.

Nous avons contribué au financement en versant pour notre part 600 dollars plus 250 dollars de frais d'agent.

 

La taxe la plus importante jamais payée est de 250 000 dollars, et la moins élevée de 35 cents, par un américain qui parcourut le canal à la nage en 1928

  

 

6h du matin, notre 2° pilote arrive.

Inutile de vous dire que dés le petit déjeuner, la maitresse de maison met ses petits plats dans les grands: thé, café, toasts, confitures, gâteaux, jus d’orange, œufs au bacon……

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 Et le déjeuner de midi va suivre: nappe blanche, viandes froides variées accompagnées d’une grande salade de riz, tomates, avocats, olives noires, etc…. Avec angoisse, je le vois hésiter, il me demande le nom de ce plat. Je lui réponds, c’est la « salade Cathy », ce qui semble le rassurer.

Salade de fruits frais en dessert, accompagnée de mes meilleurs gâteaux.

Ouf, il semble satisfait, mon examen de passage du canal est réussi!

En fait il s’avèrera très sympathique et très loquace, se prêtant volontiers au rôle de guide sur le canal.

 

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L’équipage se montre d’ailleurs très attentif.

 

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Le lac Gatun se découvre au petit matin

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Sauvage, aucune route n’y mène

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Et imprévisible

 

Découvrant la cime des arbres engloutis.

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Des îlots, partout, puisque c’est une région de petites montagnes qui a été engloutie par ce lac artificiel.

C’est aussi pourquoi de gros travaux de creusement sont nécessaires pour que les gros tonnages à venir puissent se croiser

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Nous verrons même un crocodile, dont le lac est infesté.

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Baignade fortement déconseillée!

Bien sûr nous croisons de nombreux cargos, pétroliers, gaziers…..

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Nous mettrons 5h à parcourir le lac de bout en bout.

A l’extrémité ouest, le lac se resserre et nécessite des travaux continuels

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Travaux d’entretien

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D’énormes dragues creusent sans arrêt,

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Un système de buses recrache la boue sur la berge, dont les articulations sont mobiles

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pour absorber les vagues des cargos qui passent.

Les tuyaux arrivent ensuite sur la berge

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Et des Caterpillars, sans arrêt, transportent la terre au loin.

Le chantier n’arrête pas, la saison est courte.

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Les berges ont été creusée en espalier pour éviter le ravinement de coulées de boue à la saison des pluies.

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Un pont a été construit récemment,

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Mais la route qui y mène est bloquée par des glissements de boue dus aux fortes pluies. Les travaux durent depuis 4 mois.

Il est midi et nous nous repositionnons pour l’entrée dans la 2° série d’écluses

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C’est toujours impressionnant de voir ces grandes portes bardées de bois, éraflées, écorchées par le passage de navires un peu limites en largeur. La largeur à ce niveau là est pourtant de 33,53m!

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Vite, accrocher la pomme de touline sur l’ aussière

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L’équipage est maintenant aguerri

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Et détendu

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Les handliners suivent toujours

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Et les locomotives aussi

 

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Le soleil est au zénith et rien ne nous en protège. Nous ne pouvons mettre ni le taud de soleil, ni le bimini, ni même la capote, pour avoir une visibilité maximum. Heureusement une petite brise vient nous rafraichir, mais nous sommes complètement desséchés.

Ce sont les écluses descendantes que nous franchissons maintenant, et, derrière les portes fermées, notre regard plonge 9m plus bas, vision plutôt inhabituelle pour un voilier.

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 Les dernières portes s’ouvrent enfin

 

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Derrière, le pacifique….

Notre handliner nous détache

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Les 6 écluses sont passées et nous nous saluons

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Les pélicans veillent au passage

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Et le capitaine est heureux, tout s’est bien passé

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Nous devons maintenant nous désamarrer du bateau italien qui est toujours à couple.

C’est alors que le skipper met la manette des gaz à fond, donne l’ordre à son équipage de tout larguer. Ceux de l’avant s’exécutent, mais pas ceux de l’arrière.

Résultat, nous pivotons à 180°, restant attachés dos à dos, corde tendue à craquer et notre étrave se rapprochant dangereusement de la paroi.

Heureusement notre capitaine manœuvre à fond en marche arrière et nous dégage une fois encore, avec sang froid, de ce mauvais pas.

Le canal est maintenant derrière nous

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Et nous allons retrouver maintenant une autre série de questions existentielles qui vont nous poursuivre longtemps et qui consistent à trouver le meilleur mouillage possible.

 

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« Ce mouillage est-il abrité des vents, comment sont les fonds, ne vais-je pas chasser sur mon ancre….etc…etc….? »

Mais là commence le début d’une autre histoire.

Notre pilote nous quitte en nous remerciant pour notre accueil (ma réserve de coca-cola y est passé mais nous échappons à l‘amende!))

 

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Nous voilà livrés à nous-même en passant sous le pont des Amériques, le capitaine reprend avec plaisir possession de son bateau

 

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Panama nous accueille

 

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Un petit tour à Panama pour visiter la vieille ville.

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D’une époque fasteuse révolue ne subsistent plus que les superbes façades.

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Mais beaucoup restent à l’état de ruines

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Nos capitaines arborent avec beaucoup d’élégance le couvre-chef local, le célèbre Panama.

 

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Le vieux centre ville, en

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bordure de mer est en train petit à petit d’être restauré et préservé.

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En contraste avec la cité des affaires bardée de buildings

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 les femmes Kuna des San Blas poursuivent inlassablement leurs patients travaux d’aiguille.

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Retour à l’annexe et au bateau

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Nous quittons enfin Panama et sa pollution pour les îles….

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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