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28/04/2010

Panama

Vendredi 16 Avril :  après une belle traversée sous spi, entrainés par les tams-tams endiablés de notre mousse.

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 C’est la première et la seule occasion où nous serons assez courageux pour envoyer le spi.

Le capitaine  peut être fier de son équipage.

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Nous approchons de Panamarina, sur la côte panaméenne.

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Ce n’est pas vraiment une marina, mais plutôt un mouillage  sur coffres,

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 gardé, où une trentaine de bateaux viennent hiverner ( c’est l’expression, mais cela concerne la période de mai à janvier) pendant la saison des pluies.

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Nous sommes à 9° de latitude nord,  il n’y a pas de cyclones dans cette zone,  mais de forts orages.

L’arrière de notre bateau touche presque la mangrove qui nous entoure, et là commence notre cauchemar.

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La mangrove est infestée de « nonos », petits moustiques microscopiques qui , invisibles et si petits qu’ils traversent les moustiquaires,  nous tombent dessus par milliers, surtout à la tombée du soir et au petit matin, , provoquant des démangeaisons intolérables.

Pas un souffle bien sûr dans cet abri très protégé, nous atteignons vite les 34° dans la cabine.

Après le paradis, bienvenue dans l’enfer. Même notre capitaine,  toujours  impassible, donne certains petits signes inquiétant d’impatience.

 Néanmoins, Christophe ne renonce pas à l’exploration de ce curieux milieu semi-aquatique.

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Bref, malgré la gentillesse des propriétaires, français et offrant une excellente cuisine dans leur restaurant, nous décidons de fuir un moment dans la montagne, pour rejoindre Miguel qui offre un hébergement et des ballades en forêt.

Nous traversons le bourg le plus proche, à 20 km de la marina, Portobello, le grand point de rassemblement de toutes les richesses de l’Amérique du Sud que ramenaient les vaisseaux espagnols vers l’Europe.

seuls quelques vestiges de vieux forts subsistent de cette époque .

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Maintenant, c’est une petite bourgade de quelques centaines d’habitants.

 

 

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Christophe a tout de suite lié connaissance dans le taxi

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Qui va nous amener au bas du sentier de montagne.

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Où nous allons continuer à pied pour atteindre le refuge de Miguel.

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La rivière est au pied du refuge  et Christophe ne manque pas son entrainement

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Adieu les nonos, nous avons retrouvé un paradis.

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Grandes ballades en forêt tropicale,

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Notre guide est très prudent, attentif à la présence de  serpents ou de scorpions, nombreux au Panama.  Bien évidemment au paradis,  il y a des serpents, c’est bien connu…

On voit très peu d’animaux en forêt, on les entend surtout, comme les singes hurleurs qui font un vacarme de travaux public ! Beaucoup d’oiseaux, de magnifiques toucans que nous apercevrons en vol, d’autres dans leur nid,

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Un porc-épic

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Et de drôles de zébus à grandes oreilles

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Miguel, notre hôte,  est français, ancien militaire envoyé très jeune en renfort au Salvador, puis  partit explorer toute l’Amérique du sud en vélo avant d’atterrir à Panama où on lui a prêté un bout de terrain.

 Pratiquement tous ces affrontements politiques sanglants ont disparu. Mais actuellement, nous dira-t’il,  il y a plus de morts toutes les semaines par les règlements de compte et la délinquance qu’il n’y en a eu durant ces guerres. A Colon, la grande ville la plus proche, ce sont des jeunes de 12-13 ans qui vont s’entretuer ou tuer des personnes isolées pour un dollar.

Nous préférons encore la jungle, bien protégés par notre guide,

 

Ballades, et repos bien mérité

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Vendredi 23 Avril :   nous amenons le bateau à Shelter Bay, à l’entrée du canal de Panama,

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 la marina où nous allons laisser le bateau pendant plusieurs mois avant de reprendre notre périple en janvier 2011.

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Vont commencer les grands travaux de nettoyage de printemps, qui consistent en une multitude de précautions nécessaires avant de laisser un bateau dans un pays particulièrement humide.

Notez la propreté des fonds qui rutilent

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Et le capitaine, avant d’attaquer la vidange de son moteur,  faisant une petite prière pour que toute la vieille huile de vidange ne lui saute pas à la figure comme cela peut arriver parfois.

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Quant à Christophe, il a trouvé un embarquement pour traverser le canal sur un bateau allemand.

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L’équipage de chaque bateau doit se composer du skipper, plus 4 équipiers pour tirer les amarres aux 4 coins du bateau.

C’est pourquoi les bateaux de la marina font le tour des pontons pour recruter des volontaires afin de compléter l’équipage.

 

Un des plaisirs de cette préparation du bateau consiste à faire le plein de gas-oil. Le fuel de la marina étant parfaitement déconseillé , nous allons prendre un taxi, avec des bidons ,( 25 bidons de 20 litres pour les 2 bateaux), il nous faudra 3 voyages , la première station service est en ville, à Colon, à 45 mn de la marina( au mieux car nous devrons traverser les écluses du canal, à chaque fois fermées par le passage de bateaux), sur une route cahotique,  et Serge est complètement paralysé par une sciatique foudroyante.

Je vous laisse imaginer la suite…,

Nos attentes aux écluses nous permettent d’admirer la manœuvre de ces gros cargos qui passent en touchant presque les côtés.

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Comptez 200.000 dollars le passage pour un pétrolier de cette taille.

Des petites locomotives le tirent pendant le passage de l’écluse

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Nous traversons la ville de Colon, réputée très dangereuse, et qui nous rappelle tout à fait Kingston en Jamaïque : ville aux rues désertes et aux immeubles délabrés, aucun commerce,

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Au retour, heureuse rencontre, un paresseux,  traversant  au ralenti de la route, entreprise plus que périlleuse. Notre taxi s’arrête aussitôt.

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Et même si la sieste d’un paresseux est sacrée,

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Il va le redéposer délicatement dans la forêt de l’autre côté de la route

 

Mercredi 28 Avril :

Dernier jour de travail sur le bateau. 37° à l’ombre, nous nous liquéfions littéralement.

Le bateau va nous attendre pendant 6 mois, au sec, ou plutôt à terre car ici le taux d'humidité est trés élevé.

Demain les vacances, nous partons faire un petit tour au Guatemala avant de rentrer en France.

 

Commentaires

Nous avons laissé dame Oui à Trinidad et nous sommes de retour en France, des images plein la tête après notre périple amazonien. C'est un plaisir de constater qu'il reste encore plein de choses merveilleuses à voir de par le monde.Pour nous et Vanille les navigations vont encore être méditerranéennes avant de traverser un jour vers les Antilles visiter ces lieux enchanteurs que Catherine nous décrit si bien !
Biz à vous deux de Jean-Paul et Françoise

Écrit par : françoise massot-labrosse | 04/06/2010

Avons rencontré Claudette qui nous dit que vous embouquez le canal demain et vous dirigez sur le Costa Rica. Bonne navs et bon vent , Nous vous accompagnerons volontiers...virtuellement.
Amicalement
Alain et Mirène

Écrit par : Alain DUPONT-HUIN | 31/01/2011

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