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12/06/2008
Trinidad

Mardi 3 Juin :
Après les formalités d’usage, douane et immigration, qui nous ont quand même pris la demie journée, nous quittons Tobago pour Trinidad, distants seulement de 45 miles.
Pas une voile au large

Si ce n’est un amas de Pélicans ayant trouvé sans doute un banc de poissons, une bonne fortune pour eux

Pour nous aussi, qui avons pêché ce qui nous semble être une Carangue

Au moins 3 jours de poisson au menu !
Personne non plus dans la grande baie, la « vache Bay » où nous allons passer la nuit.
Le site est grandiose, très découpé et très boisé

Nous n’allumerons pas nos feux de mouillage pour la nuit afin de ne pas attirer l’attention. Le Venezuela est très prés et être complètement seuls dans une crique présente peut être des risques.

Mercredi 4 Juin : Alain trouve toujours à s’occuper et remet de l’eau dans les batteries particulièrement difficiles d’accès.
Nous reprenons la route, sous génois seul, cela devient une habitude confortable et nous n’avons que 10 miles à parcourir

accompagné par des dauphins, nombreux sur cette côte.

Le capitaine n’économise pas ses efforts à la manœuvre.

Et nous voici à Scotland Bay, une grande baie très abritée et très sauvage que nous partagerons avec quelques autres bateaux voyageurs.

toujours les pélicans

et les rugissements impressionnants des singes hurleurs.
L’annexe, une fois de plus, réclamera les soins attentifs de notre spécialiste en recollage de fond d’annexe.

Jeudi 5 Juin : Comme nous le supposions, la proximité du Venezuela doit attirer également une autre sorte de faune. Nous assistons durant toute la journée aux allées et venues des coast guards de Trinidad, armés de fusils mitrailleurs,

,
débarquant dans la forêt visiblement à la recherche de quelqu’un.. Ils ont finalement attrapé 2 hommes

,
mais la chasse va continuer dans la nuit, nous verrons le faisceau d’un projecteur balayer la rive régulièrement.
Au moins dans cette baie nous sommes bien protégés, en espérant qu’il n’y aura pas de balle perdue
Vendredi 6 juin : Une autre très belle crique, « Grand fond Bay »
L’eau est très verte et chargée en particules. En effet les alluvions de l’Orénoque atteignent les côtes de Trinidad, ce qui n’était pas du tout le cas de Tobago, 40 miles plus au large.
De plus de nombreux déchets en tout genre polluent toute la baie, ce qui ne nous encourage guère à nous baigner. Dommage, le site est magnifique et sauvage, au moins pendant la semaine

Car le week-end c’est un autre son de cloche, musique à fond et barbecue’s party

Le terme de ce parcours est atteint, Chaguaramas à Trinidad, où nous allons laisser « estiver « le bateau pendant la saison des cyclones, bien à l’abri dans un chantier.
Si les abords sont plutot industriels


Le ponton d' accueil du chantier se revele asse sympathique.

Commence alors au ponton d’attente où nous bénéficions de l’eau et de l’électricité à volonté, le grand nettoyage du bateau, rinçage des bouts, des voiles qui vont être dégrées,
vidange du moteur etc…etc…
Faire la tournée des shipchandlers pour se mettre en quête du matériel à changer, les batteries par exemple, et l’achat d’une nouvelle annexe, la notre nous ayant définitivement laché.
Reste à mettre le bateau bien au sec, ce qui sera fait de facon tres professionnelle par le chantier Peake




Le bilan de ces 15 mois de navigation est très positif. Après 15.000 miles parcourus depuis la Tunisie en Avril 2007, nous n’avons rencontré aucun souci sur le bateau, un « Dufour 44 « de série.
Les sources d’énergie, une éolienne aérogène 6 et les 2 panneaux solaires de 70 watts chacun, ont été largement suffisants pour alimenter toute notre consommation, frigo et pilote constamment branchés, sauf au portant avec beaucoup de vent où le moteur a été nécessaire de temps en temps pour alimenter la surconsommation du pilote.
Nos 45 m de chaîne nous paraissaient un peu juste, ils se sont avérés très suffisants.
Seule l’annexe qui est ancienne et que nous envisagions de changer avant le départ, nous a donné un peu de travail de rafistolage, le fond se décollait régulièrement.
Et le point de vue de la ménagère : le seul défaut et non des moindres, a été l’absence de machine à laver, incasable dans ce type de bateau et indispensable en grande croisière.
Nous allons pouvoir maintenant quitter Pulsion qui va se reposer environ 6 mois, confortablement installé au sec au chantier, avec, grand luxe, une climatisation intérieure proposée par le chantier afin de passer au mieux la saison tropicale humide .Nous pensons le retrouver début décembre, après le salon nautique bien sûr, pour une promenade tranquille dans les Antilles.
21:47 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note




Commentaires
Bonjour et félicitations,
Félicitation pour ce périple,
Félicitations pour ces moments partagés grâce à Internet et votre volonté,
Au plaisir de vous revoir.
Pour ma part, hier nous j'ai fait une régate J22 sur l'Erdre.
Il est beau de rêver sur les exploits des autres, mais je considère que mes actions restent plus importantes.
A bientôt,
Thierry Moureaud
Ecrit par : thmoureaud | 15/06/2008
Re,
Vous revenez quand en France pour nous faire une soirée diapo de votre périple ?
Enattendant j'ai effectué un saut en parachute au dessus du Mont Saint Michel.
Je vous laisse le lien de la video si cela vous intéresse :
http://fr.youtube.com/watch?v=0ETi8D3kdDI
++
Ecrit par : thmoureaud | 05/07/2008
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