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30/04/2008

Almerim - Novohorizonte

Vendredi 5 avril :   Après une navigation très tranquille

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nous arrivons à Novo Horizontes

 Novo Horizontes est un tout petit hameau au bord d’un furo. C’est la 3° année que le rallye s’y arrête. Depuis que les villageois sont venus en aide à un bateau en difficulté, avec une telle gentillesse que la décision a été prise de renouveler cette rencontre.

Pour notre grand bonheur car ce sera une des meilleures escales que nous ayons connue jusque là.

Les enfants viennent toujours en grand nombre nous accueillir

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Ils nous suivront pas à pas en nous servant de guides, bavards et rieurs, même si nous ne comprenons rien à leurs explications.

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Les jeux sont très simples

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 et les petites filles très belles

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Le hameau est entièrement construit sur pilotis et les maisons sont reliées entre elles par un ponton en bois qui longe la berge.

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La plupart vivent de l’élevage de buffles, mais l’hiver est la saison creuse, la saison des pluies qui inondent les terres. Ils vont vivre de l’élevage de canards, de moutons et de cochons

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 parqués  dans des enclos sur pilotis.

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Ils ne pêchent pratiquement pas , peut-être à cause des nombreux serpents d’eau très venimeux et des piranhas qui infestent ce rio. Nos Bombeiros en pêcheront beaucoup, appâtés bien sûr avec de la viande

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 C’est le seul endroit où nous ne verrons personne se baigner dans l’eau du rio.

Les connexions électriques sont des plus rudimentaires

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 mais presque tout le monde possède une télé avec parabole . Le courant, fourni par un générateur,  permet d’avoir de l’électricité de 18h à 22h. Ils n’y a pas de téléphone, mais des VHF qui leur permettent de communiquer entre eux.

Ce générateur marche au fuel et la consommation est comptée, c’est pourquoi l’ensemble de nos bateaux a décidé de leur faire cadeau d’un bidon de 20l de fuel chacun, ce qui représente pour le village 3 mois d’électricité

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Toutes les manifestations se déroulent dans cette salle, servant aussi bien à la messe du dimanche matin qu’à la fête du samedi soir.

Des amis des hameaux voisins viennent pour la grande fête de ce soir

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Les cuisines ont du mal à répondre à la demande

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 et les clients attendent avec impatience en surveillant les opérations

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Les enfants sont toujours très présents

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Et les plus petits trouveront toujours une place pour dormir dans un coin

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, le hamac est une belle invention !

C’est un vrai spectacle, comme partout au Brésil, de voir tous ces villageois danser avec autant de talent et de rythme sur des musiques essentiellement latino, le discjockey ajoutant une ambiance certaine par ses soubresauts fantaisistes.

Notre bateau est ancré très prés d’une maison très coquette et très fleurie

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Nous avons sympathisé avec les habitants qui nous ont invité chez eux et qui ont voulu poser pour une photo de famille que nous avons pu leur imprimer sur papier et leur donner pour leur plus grande joie.

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On peut voir à droite la cuisine, au fond du jardin les toilettes, et à gauche de grands jardinières où poussent les plantes aromatiques et médicinales.

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 le salon et une chambre où sont suspendus tous les hamacs de la famille.

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Leurs cousins et voisins viennent volontiers à notre bord et, après avoir posé pour la photo papier

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nous en ferons une grande consommation) nous font découvrir une petite  rivière magnifique .

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où nous repèrerons grâce à leurs yeux avertis de nombreux singes dans les arbres.

Après 2 jours passés en leur compagnie, nous quitterons avec regrets nos nouveaux amis.

28/04/2008

Montealegre

Lundi 7 avril :  Les rios se resserrent de plus en plus

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Nous nous arrêtons dans un petit igarapé, dans un très beau mouillage forain  au pied d’une colline. Nous nous baignons pour la première fois dans l’Amazone avec un grand bonheur, jusqu’à ce que l’on apprenne qu’un serpent d’eau a essayé de grimper sur un bateau par l’échelle de bain. 

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Normalement un chemin part vers le haut de cette colline qui doit nous donner un très beau panorama. Arrivés sur place, en traversant en annexe l’enclos à buffle, nous sommes assaillis de moustiques et de fourmis rouges. Le vaqueiros du coin nous indique le chemin qui nous amène à escalader à travers la jungle. Nous préférons rebrousser chemin. C’est alors que nous entendons un grondement sourd qui s’amplifie. Le vaqueiros  nous crie de remonter en vitesse. Un troupeau de buffle est en train de charger sous notre nez.

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Nous retournons en vitesse sur le bateau où nous profitons d’un superbe coucher de soleil accompagné d une caïpirinha . L’aventure s’arrêtera là pour aujourd’hui.

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Mardi 8 avril :   Les jours se suivent et ne se ressemblent pas toujours.

Départ 7h du matin sous une pluie battante qui ne va pas nous quitter de toute la journée.

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C’est aussi une aubaine car cela nous permet de récupérer l’eau de pluie dans des bouteilles que nous boirons plus tard , c’est une eau très pure et très bonne ,et de faire le plein d’eau dans les cuves grâce à notre récupérateur d’eau de pluie.

Ingénieux système D qui ,reliè directement à la cuve par un tuyau, permet de récupérer automatiquement l’eau de pluie jour et nuit.

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Jeudi 10 avril :     Montealegre, petite ville qui grimpe sur les hauteurs d’une colline et qui nous permet d’admirer un superbe panorama sur l’étalement tentaculaire de l’Amazone.

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Malgré sa rusticité,

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la ville propose toute la médecine moderne

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Nous empruntons un pickup 4x 4 rutilant 

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 qui nous emmène sur un site mystèrieux de peintures rupestres. En effet on peut dater ces peintures à environ 10.000 ans avant J-C, mais rien ne permet de les rattacher à une culture spécifique connue, et la signification de ces dessins reste totalement mystérieuse

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Le Brésil est toujours à l’heure du Far-West 

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et la piste nous fait traverser des décors de cinéma

 style Tarzan et Jane dans la jungle

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 , jusqu’à de magnifiques chutes d’eau 

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où nous allons prudemment nous baigner sur les hauteurs

 

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Au retour  le mouillage nous réserve des surprises avec ces incroyables murorés, c'est-à-dire des îles flottantes constituées de grandes plaques de végétations, de troncs d’arbre charriés par le fleuve, que nous croisons partout en navigation et qui prennent quelquefois des proportions considérables.

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Très souvent au mouillage, ces îles se forment en paquets compacts autour de la chaîne d’ancre, et les bombeiros nous aident à nous dégager à coups de machette.

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25/04/2008

PortoDomoz - Almerim

Vendredi 28 mars :   1321628225.jpg 

Porto Do Moz  ( Port des pierres ), une petite ville au bord du fleuve qui nous fait un sympathique accueil à base de caïpirina

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 qui est la boisson national, à base de Cachaca, un rhum très léger, sur des citrons verts bien écrasés, le tout très sucré et accompagné de beaucoup de glace pilée de préférence. Un vrai délice dont nous abusons quelquefois.

Comme dans presque toutes les villages que nous traversons, une fête est organisée en notre honneur, auquel Christophe participe volontiers.

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Le dentiste, que nous n’aurons pas l’occasion d’essayer malgré sa devanture engageante

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Les nouvelles réglementations qui limitent l’exploitation du bois génèrent de graves problèmes d’emploi.

Cette nouvelle population très pauvre  qui habitait dans la forêt, vient peu à peu s’installer dans les zones marécageuses qui bordent la ville.

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Ce qui leur permet aussi d’élever quelquefois des jacarés (petits crocodiles) pour les manger.

Autour de ce type de palmiers lacustres, un poisson, dont j’ai oublié le nom, vient tourner autour des racines en lançant des décharges électriques qui vont faire tomber le fruit dont il se nourrit. Encore une surprise de l’Amazonie.

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Nous poursuivons avec le camion qui nous transporte et qui s’embourbe dans un creux du chemin

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Christophe est en train de courir car à cet endroit nous attendent des toutes petites fourmis rouges particulièrement urticantes.

Un village à proximité dont l’origine remonte aux anciens esclaves évadés, les Quilombos,  nous réserve une autre surprise. Une danse d’octogénaires, fort bien conservées (l’aïeule était présente, 109 ans), dont le but est « d’attraper un homme ». Tous les espoirs sont permis au Brésil.

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La aussi le village est très pauvre.

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 L’église est touchante de simplicité

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Faute de pince à linge, le linge est pincé entre 2 fils entortillés.

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Mais l’école est obligatoire 

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Lundi 1° avril   :   Pour rejoindre Almeirim, nous empruntons un petit igarapé très étroit, le Furo do Aquiqui. Ici les pêcheurs cèdent la place aux petits éleveurs de bufles. La forêt est moins dense et laisse voir une suite de paysages inondés où toute la vie se passe sur pilotis.

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C’est la première année que le rallye emprunte cet igarapé et l’accueil est toujours aussi curieux et chaleureux.

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Nous croisons un anaconda flottant sur l’eau. Pas de danger, il est mort. Les habitants les tuent pour protéger leur maison.

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En sortant de ce petit Furo et après 15 jours de navigation dans le Para, nous entrons enfin dans le bras principal de  l’Amazone. Le paysage change complètement, des collines se dessinent à l’horizon, la largeur du fleuve est impressionnante et parsemée d’îles

 Almeirim nous accueille dans un fracas de pétards et ce seront ici 3 soirs de fêtes au village en notre honneur. Il est vrai qu’ il ne fallait pas manquer ce prétexte pour faire la fête.

Mardi 2 avril :

Une petite ballade en forêt avec notre bétaillère habituelle

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Alain reste perplexe devant la flore

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 mais n’ose quand même pas tester la solidité des lianes

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, dont certaines nous surprennent

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Tania, vient juste de nous rejoindre après 3 jours de voyage qui ne semblent pas l’avoir trop fatiguée.

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Christophe apprend la survie en forêt ou comment se désaltérer grâce à une liane

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Jeudi 4 Avril :  Une dernière soirée à Almeirim où la fête bat son plein,

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 avec ses beautés étranges et sans complexes

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 avant de repartir tôt demain matin

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22/04/2008

Breves

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Vendredi 21 mars :   Après un mouillage forain en pleine nature, nous poursuivons notre route en prenant une bifurcation, un rio qui se resserre et qui va nous mener jusqu’à Brèves.

Quelques maisons de caboclos (métis indiens) longent le rivage. On peut voir des canoës remplis de terre où poussent des plantes aromatiques et médicinales. Ainsi à chaque inondation, le canoë flottera et les plantes seront protégées.

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Une multitude de pirogues nous accueille. Chaque année le rallye passe aux mêmes endroits,, nous sommes les seuls touristes, et ils attendent les cadeaux que nous leur apportons ; stylos, tee shirts,….

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Les enfants sont très curieux de notre vie à bord

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La ville nous réserve une surprise, la représentation de la passion du Christ (nous sommes à Pâques) par des jeunes de la maison de la culture. Ce n’est pas mal du tout et les arrangements chorégraphiques des jeunes brésiliennes sont particulièrement appréciés.

Alain va faire un petit tour chez le coiffeur

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 pour 3 réals, c'est-à-dire 1,20 euro

Le travail est très soigné et nous lui ferons de la publicité.

Nous allons faire quelques ravitaillements avant de repartir, mais évitons la viande de boeuf

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la chaîne du froid laissant à désirer. 1702408956.jpg

Nous optons pour un poulet déjà rôti, après l’avoir vu vivant et égorgé sur place. Fraîcheur garantie !

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Lundi  24 mars :    5h30 du matin, nous avons 51 miles à faire, en avançant contre le courant, il ne faut pas traîner. Nous longeons la rive, toujours attendus par les pirogues

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, des grands , et des petits

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dés que quelques maisons isolées apparaissent 

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Des villages avec leurs églises,

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leurs écoles

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Des petits chantiers navals

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Les rives se resserrent. Nous empruntons des canaux naturels, appelés des « Furo » qui relient 2 rios et qui vont nous permettre de rejoindre le bras principal de l’Amazone. C’est un véritable dédale de rios, de passages plus ou moins étroits, un vrai labyrinthe où l’on pourrait se perdre très facilement, d’autant plus que nos cartes Maxsea ne sont pas exactes.

La hauteur d’eau est toujours importante, 25 à 40m, même sur la rive que nous longeons de prés, dans l’espoir de voir quelques animaux.. En fait nous en voyons très peu. Beaucoup de grands papillons bleus qui volent autour de nous,  parfois quelques aras, bien cachés dans les arbres, des vols de papagayos, et pour notre plus grande chance, pas du tout de moustiques, ni autre insecte indésirable.

Christophe nous aide bien à la barre

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Nous nous arrêtons pour la nuit dans le mouillage forain de Tajapuru, et décidons de manger dans le cokpit puisqu’il n’y a pas de moustiques, pour profiter des bruits de la forêt toute proche dans le soleil couchant. C’est un concert d’oiseaux, de grenouilles, de bruits d’insectes qui ressemblent à des grillons très stridents.

Un gros orage se prépare et en effet une pluie abondante va tomber toute la nuit, remplissant nos cuves et seaux à raz bord. Grandes douches et grandes lessives au programme de demain.

Nous remplissons également nos bouteilles d’eau de pluie. Elle est totalement neutre et délicieusement rafraîchissante 

Mercredi 26 mars :    Les berges se suivent et se ressemblent interminablement. Sur toute la longueur de la rive la végétation est très dense et impraticable

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Au fil des jours et des heures nous prenons conscience de l’immensité de l’Amazonie.

La plus grande propriété de cette région,  compte 40 000 km² , la taille de la Hollande. Le propriétaire se déplace en avion pour parcourir ses terres.

Les titres de propriété sont très controversés. Les grands propriétaires terriens se sont approprié leurs droits  en présentant des titre de propriété souvent vieillis artificiellement , car seule l’apparente ancienneté de ces documents fait acte de foi.

Les petites maisons isolées que nous rencontrons, soit appartiennent à l’état, ou à ces grands propriétaires et les habitants travaillent pour eux, soit comme dans la plupart des cas, elles ont été squattées. 

Nous arrivons assez tôt, vers 15h, au mouillage forain de Macacos. Le temps est superbe et nous en profitons pour aller tout de suite explorer le petit iguarape (un très petit rio) attenant.

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Nous avançons à la rame pour profiter des bruits de la forêt

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 Surtout des cigales aux cris stridents et beaucoup d’oiseaux que nous ne voyons pas dans cette végétation spongieuse et inextricable.

Une légende dit qu’un certain oiseau , au moment de la création du monde, avait un si beau chant qu’il se vantait auprés de tous les animaux, jusqu’à ce que ceux-ci , exaspérés, se plaignent à Dieu qui punit l’oiseau en lui ôtant ce don et en le condamnant à imiter le cri de tous les autres  animaux.

Un peu plus loin le paysage se dégage et là nous avons la chance d’apercevoir  des Aras en plein vol, ces magnifiques perroquets multicolores, et par 2 fois des toucans

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D’autres oiseaux plus familiers comme des martin-pêcheurs, des aigrettes, des colibris, des rapaces, et de nombreux papillons qui nous accompagnent aussi durant toute la remontée de l’Amazone, même avec le bruit du moteur, en particulier ces magnifiques papillons aux grandes ailes bleues bordées de vert.

La nuit tombe sur des ciels magnifiques

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15/04/2008

Belem - BoaVista

Samedi 15 mars :     Nous quittons Belem pour commencer réellement la remontée de l’Amazone, qui commence par la remontée du Para car le delta est formé d’une multitude de rios qui se rejoignent.

Est amarré au quai un gros cargo spécialisé dans le transport du bétail. (les nombreuses cheminées servant à l’aération)  163035916.jpg