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25/04/2008
PortoDomoz - Almerim
Porto Do Moz ( Port des pierres ), une petite ville au bord du fleuve qui nous fait un sympathique accueil à base de caïpirina
qui est la boisson national, à base de Cachaca, un rhum très léger, sur des citrons verts bien écrasés, le tout très sucré et accompagné de beaucoup de glace pilée de préférence. Un vrai délice dont nous abusons quelquefois.
Comme dans presque toutes les villages que nous traversons, une fête est organisée en notre honneur, auquel Christophe participe volontiers.
Le dentiste, que nous n’aurons pas l’occasion d’essayer malgré sa devanture engageante
Les nouvelles réglementations qui limitent l’exploitation du bois génèrent de graves problèmes d’emploi.
Cette nouvelle population très pauvre qui habitait dans la forêt, vient peu à peu s’installer dans les zones marécageuses qui bordent la ville.
Ce qui leur permet aussi d’élever quelquefois des jacarés (petits crocodiles) pour les manger.
Autour de ce type de palmiers lacustres, un poisson, dont j’ai oublié le nom, vient tourner autour des racines en lançant des décharges électriques qui vont faire tomber le fruit dont il se nourrit. Encore une surprise de l’Amazonie.
Nous poursuivons avec le camion qui nous transporte et qui s’embourbe dans un creux du chemin
Christophe est en train de courir car à cet endroit nous attendent des toutes petites fourmis rouges particulièrement urticantes.
Un village à proximité dont l’origine remonte aux anciens esclaves évadés, les Quilombos, nous réserve une autre surprise. Une danse d’octogénaires, fort bien conservées (l’aïeule était présente, 109 ans), dont le but est « d’attraper un homme ». Tous les espoirs sont permis au Brésil.
La aussi le village est très pauvre.
L’église est touchante de simplicité
Faute de pince à linge, le linge est pincé entre 2 fils entortillés.
Mais l’école est obligatoire
Lundi 1° avril : Pour rejoindre Almeirim, nous empruntons un petit igarapé très étroit, le Furo do Aquiqui. Ici les pêcheurs cèdent la place aux petits éleveurs de bufles. La forêt est moins dense et laisse voir une suite de paysages inondés où toute la vie se passe sur pilotis.
C’est la première année que le rallye emprunte cet igarapé et l’accueil est toujours aussi curieux et chaleureux.
Nous croisons un anaconda flottant sur l’eau. Pas de danger, il est mort. Les habitants les tuent pour protéger leur maison.
En sortant de ce petit Furo et après 15 jours de navigation dans le Para, nous entrons enfin dans le bras principal de l’Amazone. Le paysage change complètement, des collines se dessinent à l’horizon, la largeur du fleuve est impressionnante et parsemée d’îles
Almeirim nous accueille dans un fracas de pétards et ce seront ici 3 soirs de fêtes au village en notre honneur. Il est vrai qu’ il ne fallait pas manquer ce prétexte pour faire la fête.
Mardi 2 avril :
Une petite ballade en forêt avec notre bétaillère habituelle
Alain reste perplexe devant la flore
mais n’ose quand même pas tester la solidité des lianes
, dont certaines nous surprennent
Tania, vient juste de nous rejoindre après 3 jours de voyage qui ne semblent pas l’avoir trop fatiguée.
Christophe apprend la survie en forêt ou comment se désaltérer grâce à une liane
Jeudi 4 Avril : Une dernière soirée à Almeirim où la fête bat son plein,
avec ses beautés étranges et sans complexes
avant de repartir tôt demain matin
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