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22/04/2008

Breves

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Vendredi 21 mars :   Après un mouillage forain en pleine nature, nous poursuivons notre route en prenant une bifurcation, un rio qui se resserre et qui va nous mener jusqu’à Brèves.

Quelques maisons de caboclos (métis indiens) longent le rivage. On peut voir des canoës remplis de terre où poussent des plantes aromatiques et médicinales. Ainsi à chaque inondation, le canoë flottera et les plantes seront protégées.

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Une multitude de pirogues nous accueille. Chaque année le rallye passe aux mêmes endroits,, nous sommes les seuls touristes, et ils attendent les cadeaux que nous leur apportons ; stylos, tee shirts,….

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Les enfants sont très curieux de notre vie à bord

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La ville nous réserve une surprise, la représentation de la passion du Christ (nous sommes à Pâques) par des jeunes de la maison de la culture. Ce n’est pas mal du tout et les arrangements chorégraphiques des jeunes brésiliennes sont particulièrement appréciés.

Alain va faire un petit tour chez le coiffeur

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 pour 3 réals, c'est-à-dire 1,20 euro

Le travail est très soigné et nous lui ferons de la publicité.

Nous allons faire quelques ravitaillements avant de repartir, mais évitons la viande de boeuf

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la chaîne du froid laissant à désirer. 1702408956.jpg

Nous optons pour un poulet déjà rôti, après l’avoir vu vivant et égorgé sur place. Fraîcheur garantie !

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Lundi  24 mars :    5h30 du matin, nous avons 51 miles à faire, en avançant contre le courant, il ne faut pas traîner. Nous longeons la rive, toujours attendus par les pirogues

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, des grands , et des petits

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dés que quelques maisons isolées apparaissent 

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Des villages avec leurs églises,

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leurs écoles

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Des petits chantiers navals

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Les rives se resserrent. Nous empruntons des canaux naturels, appelés des « Furo » qui relient 2 rios et qui vont nous permettre de rejoindre le bras principal de l’Amazone. C’est un véritable dédale de rios, de passages plus ou moins étroits, un vrai labyrinthe où l’on pourrait se perdre très facilement, d’autant plus que nos cartes Maxsea ne sont pas exactes.

La hauteur d’eau est toujours importante, 25 à 40m, même sur la rive que nous longeons de prés, dans l’espoir de voir quelques animaux.. En fait nous en voyons très peu. Beaucoup de grands papillons bleus qui volent autour de nous,  parfois quelques aras, bien cachés dans les arbres, des vols de papagayos, et pour notre plus grande chance, pas du tout de moustiques, ni autre insecte indésirable.

Christophe nous aide bien à la barre

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Nous nous arrêtons pour la nuit dans le mouillage forain de Tajapuru, et décidons de manger dans le cokpit puisqu’il n’y a pas de moustiques, pour profiter des bruits de la forêt toute proche dans le soleil couchant. C’est un concert d’oiseaux, de grenouilles, de bruits d’insectes qui ressemblent à des grillons très stridents.

Un gros orage se prépare et en effet une pluie abondante va tomber toute la nuit, remplissant nos cuves et seaux à raz bord. Grandes douches et grandes lessives au programme de demain.

Nous remplissons également nos bouteilles d’eau de pluie. Elle est totalement neutre et délicieusement rafraîchissante 

Mercredi 26 mars :    Les berges se suivent et se ressemblent interminablement. Sur toute la longueur de la rive la végétation est très dense et impraticable

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Au fil des jours et des heures nous prenons conscience de l’immensité de l’Amazonie.

La plus grande propriété de cette région,  compte 40 000 km² , la taille de la Hollande. Le propriétaire se déplace en avion pour parcourir ses terres.

Les titres de propriété sont très controversés. Les grands propriétaires terriens se sont approprié leurs droits  en présentant des titre de propriété souvent vieillis artificiellement , car seule l’apparente ancienneté de ces documents fait acte de foi.

Les petites maisons isolées que nous rencontrons, soit appartiennent à l’état, ou à ces grands propriétaires et les habitants travaillent pour eux, soit comme dans la plupart des cas, elles ont été squattées. 

Nous arrivons assez tôt, vers 15h, au mouillage forain de Macacos. Le temps est superbe et nous en profitons pour aller tout de suite explorer le petit iguarape (un très petit rio) attenant.

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Nous avançons à la rame pour profiter des bruits de la forêt

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 Surtout des cigales aux cris stridents et beaucoup d’oiseaux que nous ne voyons pas dans cette végétation spongieuse et inextricable.

Une légende dit qu’un certain oiseau , au moment de la création du monde, avait un si beau chant qu’il se vantait auprés de tous les animaux, jusqu’à ce que ceux-ci , exaspérés, se plaignent à Dieu qui punit l’oiseau en lui ôtant ce don et en le condamnant à imiter le cri de tous les autres  animaux.

Un peu plus loin le paysage se dégage et là nous avons la chance d’apercevoir  des Aras en plein vol, ces magnifiques perroquets multicolores, et par 2 fois des toucans

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D’autres oiseaux plus familiers comme des martin-pêcheurs, des aigrettes, des colibris, des rapaces, et de nombreux papillons qui nous accompagnent aussi durant toute la remontée de l’Amazone, même avec le bruit du moteur, en particulier ces magnifiques papillons aux grandes ailes bleues bordées de vert.

La nuit tombe sur des ciels magnifiques

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Commentaires

Bonjour les voyageurs du bout du monde,

J'ai rencontré Odile Lange aujourd'hui à IBM Nantes. Je lui ai parlé de votre périple.

Elle m'a demandé l'adresse de ce blog. Je lui donne volontiers. Cela vous fera un visiteur de + pour lire vos récits et admirer vos photos.

Je relève cette légende :
"Une légende dit qu’un certain oiseau , au moment de la création du monde, avait un si beau chant qu’il se vantait auprés de tous les animaux, jusqu’à ce que ceux-ci , exaspérés, se plaignent à Dieu qui punit l’oiseau en lui ôtant ce don et en le condamnant à imiter le cri de tous les autres animaux."

Joli ^^

++
Thierry Moureaud

Écrit par : thmoureaud | 23/04/2008

Bravo à vous, moi qui tergiversse depuis plusieurs années en me demandant si j'ai vraiment envie de partir comme vous ou pas ...on en parle de temps en temps avec Jean Luc ...ça fait pencher la balance ! Et attendre la retraite pendant encore 15 ou 20 ans ...c'est déprimant ! Bon vent et je suivrai régulièrement maintenant, sur les conseil de Thierry

Écrit par : Odile Lange | 24/04/2008

PAS DE MOUSTIQUES CA ALORS C EST PAS JUSTE .ACTUELLEMENT ILS NOUS INFESTENT DANS LE JARDIN DU CLOS St JEAN !

Écrit par : reginald | 06/05/2008

Les commentaires sont fermés.