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15/04/2008
Belem - BoaVista
Samedi 15 mars : Nous quittons Belem pour commencer réellement la remontée de l’Amazone, qui commence par la remontée du Para car le delta est formé d’une multitude de rios qui se rejoignent.
Est amarré au quai un gros cargo spécialisé dans le transport du bétail. (les nombreuses cheminées servant à l’aération) 
En relevant nos ancres, 2 bateaux se sont déjà trouvés complètement bloqués par des troncs d’arbre. Les « bomberos » (pompiers) qui nous accompagnent les ont tout de suite dégagés de ce mauvais pas. Nous mesurons tout de suite les bienfaits de notre bateau accompagnateur. 
Ce bateau accompagnateur, le « Skalibur », est un gros bateau fluvial assez moderne qui transporte le comité d’organisation du rallye, 11 policiers , et 6 bomberos avec leur lonchas de secours. Les policiers armés sont plutôt dissuasifs, mais il est impossible de remonter seul l’Amazone sans se faire attaquer.
Le rapport à la loi n’est pas le même au Brésil, et à fortiori en Amazonie où les villages sont très isolés. Le lendemain de notre départ de Soure, un crime a été commis, jusque là rien d’anormal, si ce n’est que la population a lynché à mort le coupable.
A Belem, le participant du rallye à qui on avait volé son annexe dans la nuit, a du porter plainte au poste de police pour la déclaration de vol. Sous leurs yeux, et apparemment cela n’avait rien d’exceptionnel, les policiers étaient en train de tabasser des prisonniers à coup de crosse de fusil.
Tout cela ne nous empêche pas de profiter de notre premier mouillage forain, devant l’île de Cotejuba, dans un concert d’oiseaux à la tombée du jour.
Dimanche 16 mars : 4 h. du matin, nous avons 65 miles à parcourir et devons arriver à l’étape suivante, Boa Vista, avant la nuit. Nous mettons les gaz en slalomant au milieu de nombreuses branches et troncs d’arbre. C’est une façon de naviguer que nous ne connaissions pas encore.
Nous croisons de nombreuses barges transportant du bois. L’exploitation forestière est une des principales ressources de la région mais aussi la cause du grave problème de déforestation .
En longeant les berges nous apercevons quelques maisons disséminées dans la forêt, qui semble plus habitée qu’il n’y parait .
L’habitat est toujours très rustique, comme le petit port de Boa Vista.
Mardi 18 mars : Le centre animé du village est entièrement construit sur pilotis. Toute la vie est concentrée sur la berge du fleuve.
ou les bateaux viennent facilement débarquer leurs marchandises
La population est particulièrement accueillante et joyeuse
Une femme m’a invitée dans sa maison et a voulu absolument me faire cadeau d’une chaise longue en bois. Il a été difficile de lui faire comprendre que nous ne pouvions l’accepter par manque de place dans notre bateau !
C’est à qui se fera photographier !
, le boucher du coin
Un vendeur d’Açaï
. L’Açaï est un petit fruit rouge d’un palmier, cueilli en grappes et pressés dans des grands pressoirs pour en extraire un jus épais qui doit être consommé le jour même, donc inexportable comme beaucoup d’autres fruits ici. C’est un fruit extrêmement riche en protéine et vitamine qui constitue une base de l’alimentation en Amazonie et qui accompagne aussi bien les viandes et poissons que, sucré, les desserts. A vrai dire cela n’a pas de goût particulier
Les enfants surtout adorent se faire photographier, et se regarder ensuite dans l’appareil photo
Même les plus âgés
Ici , des enfants voulaient absolument que je photographie leur père,
et en le voyant sur l’appareil, sont partis dans de grands éclats de rire interminables
Ces rues sur pilotis sont vraiment un lieu de vie tranquille
Elles suivent les petits rios
.
Toute la circulation se fait par voie fluviale. Nous croisons là une pirogue conduite par une maman accompagnée de son petit garçon
Mercredi 19 mars : Nous remontons en annexe un petit rio
Bientôt les maisons laissent place à une nature magnifique, nous arrêtons le moteur et prenons exemple sur les locaux en poursuivant notre ballade à la rame
Le retour se fait au fil du courant
Une activité importante de Boa Vista est l’usine de conserves de cœurs de palmier. Les palmiers sont coupés dans la jungle
A l’usine ils sont écorcés avec une rapidité incroyable
Voila plusieurs jours qu’il n’ avait pas plu et nous accueillons avec plaisir les grosses ondées qui arrivent.
comme tous les habitants ici qui vivent continuellement dans l’eau , sur l’eau, sous l’eau
21:51 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note






























Commentaires
Toujours ,ravis de ce superbe blog qui s'ameliore d'envois en envois.Avec les photos nous participons pleinement.L'informatique est souvent une galére pour qui est plutot novice ,mais on oublie tout en vous lisant .On vous embrasse tous les quatre bien fort.
Ecrit par : PIERRE | 16/04/2008
SUPER VOYAGE .ET LES MOUSTIQUES ?BISOUS .
Ecrit par : reginald | 06/05/2008
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