Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

05/03/2008

Joao Pessoa-Amazone

 

 

Dimanche 24 février :    Nous sortons du rio de Pessoa pour aborder notre grande remontée vers le Nord, 1000 miles jusqu’à Soure, l’entrée de l’Amazone . 

 

Nous devrions bénéficier d’un bon vent d’E-SE de 10-15 nds. C’est plutôt un très petit temps qui nous attend.

163035916.jpg

 

 

 

 

 

1024759639.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lundi 25 février :    Nous sommes à 4° de latitude Sud et les premières grosses pluies équatoriales nous cueillent dés cette nuit. Le vent est complètement tombé.

 

 

 

Mardi 26 février : 2032087991.jpg   Toujours peu de vent, nous sommes prés de la ZIC , zone inter-tropicale prés de l’équateur qui se caractérise par un manque de vent et de grosses pluies. A défaut de vent c’est plutôt la risée Volvo. Mais avec nos 250 litres de réserve, il est inenvisageable de faire 1000 miles au moteur, donc patience….

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mercredi 27 février :   le vent revient un peu dans la nuit, un vent de Nord donc nous sommes au prés ce qui n’était pas du tout prévu à la météo.

Même si le trafic n’est pas intense, quelques cargos circulent quand même le long de la côte du Brésil et demandent une veille continue sur le pont pendant les quarts. De nuit le vent est frais et, malgré la température, je ne me sépare toujours pas de mes polaires, et m’installe confortablement dans le cockpit en regardant des films sur l’ordinateur.

 

 

Vendredi 29 février :     Nous sommes à 0°13 de latitude sud et longeons maintenant la côte nord du Brésil. La journée est plombée et les grains se succèdent. La chaleur à l’intérieur du bateau est difficile à supporter car très humide et nous devons garder tous les panneaux fermés à cause des grains.

Le vent passe de 15 à 25-30 nds dans les grains, heureusement nous sommes au portant, mais la nuit s’annonce difficile.  755090848.jpg 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Samedi 1° mars :      .Il est 11 h. du matin, à 30 miles de l’entrée de l’Amazone. L’eau est déjà très marron, chargée des alluvions du fleuve. 538028015.jpg Le jour est toujours gris, avec des ondées régulières.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous devons absolument atteindre un way point à l’entrée du rio Para avant 13 h. afin de rentrer dans le delta avec le flot de la marée montante, pour arriver à Soure, à 60 miles, avant la nuit.

Le petit vent portant de 8 nds n’est pas suffisant et nous devons accélérer l’allure avec le moteur .
Et là, le moteur commence à s’étouffer, sur le point de caler. Chaque fois que nous accélérons, le moteur est sur le point de caler. Ce n’est vraiment pas le moment ! Passé un instant de perplexité 1762287998.jpg ,

nous nous regardons Alain et moi et passons en revue toutes les causes possibles : un bout dans l’hélice, une saleté dans le gasoil, de l’air dans le circuit ?

Alain plonge dans le moteur et commence son enquête, purge les injecteurs, resserre les durites…  Rien n’y fait.

Enfin n’y croyant plus, il change les filtres à gas-oil, et là, miracle, le moteur repart à plein régime. OUF ! Dans un des filtres, il nous semble voir un liquide suspect, beaucoup plus clair que le gas-oil, mais le mystère reste entier.

Tout cela nous aura pris au moins 2 h., nous devrons remonter le rio Para à contre courant  et l’arrivée se fera tranquillement de nuit ……. Et bien sûr en musique à terre, alors que nous sommes en pleine nature !

 

 

 

 

 

 

 

Dimanche 2 mars :  598247605.jpg  Le mouillage est particulièrement calme et nous voyons pour la première fois nager tout prés du bateau, un dauphin rose. C’est un dauphin que l’on ne voit qu’en Amazonie et qui est appelé ici Boto. Il est effectivement complètement rose, avec une curieuse nageoire très charnue, et il est pratiquement aveugle.

Eolivia, une jeune fille d’origine amazonienne nous a raconté cette légende à propos du Boto :

Le Boto, le soir tombé, se transforme en un beau jeune homme qui vient séduire la plus belle  jeune fille du village. Mais au petit matin, le Boto regagne le fleuve, et quelques temps après, la jeune fille est enceinte d’un petit Boto, d’un petit dauphin rose.

 C’est une bonne raison pour laquelle les mères indiennes, comme beaucoup de mères au monde, interdisent à leur fille de quitter la maison à la tombée de la nuit.

Une autre histoire dont la moralité est plus obscure : une jeune fille ne doit jamais enjamber un animal, au risque de tomber enceinte et donner naissance au même animal.

 

Nous débarquons à terre en fin de matinée et là commencent à tomber des trombes d’eau comme jamais nous n’en avons vu tomber. 1763566491.jpgNous apprenons par la même occasion que Belem (distant de 30 miles) est la ville au taux de pluviomètrie le plus élevé du monde !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le retour en annexe est particulièrement humide, et les tenues improvisées pour embarquer. 386639088.jpg 1353440832.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La confection d’un far breton au four est de circonstance.

Commentaires

LE FAR BRETON EST LUMIERE POUR LE MARIN MAIS LE GRATIN DAUPHINOIS AUSSI

Écrit par : reginald | 06/05/2008

Les commentaires sont fermés.