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24/02/2008

Cabedello - Joao Pessoa - Recife

Mardi 19 février :    Jacaré, là où se trouve notre mouillage, semble un endroit tout à fait paisible…. Jusqu’à 5h du soir où les quelques restaurants qui bordent le rio commencent à diffuser chacune leur musique d’ambiance. S’y ajoute le clou du spectacle, l’interprétation , sono à fond, du boléro de Ravel, interprété tous les soirs depuis des années par un « illuminé » en toge blanche sur une barque blanche. Inutile de s’étendre sur le résultat cacophonique de ce concert.

 

Jacaré est aussi un très beau rio bordé de mangroves d’un côté et de l’autre d’une presqu’île qui longe la mer et qui est en fait une petite station balnéaire. 027a379480fef1ef1ab8909122351c98.jpg

Quelques jangadas, ces bateaux brésiliens très anciens qui sont les ancêtres de la planche à voile, attendent d’être mis à l’eau14596aba4474b60f7c5c0b85ef3ee5ea.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous allons plonger un peu au large sur une curieuse île de sable, où sont installés tables et chaises de bistrots, très vite réembarquées à la marée montante qui recouvre complètement l’îlot. Evidemment les affaires sont plus fructueuses quand la mer est basse à l’heure de l’apéro. 0a8bce1f91c01f331eabd6022cc33976.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Joao Pessoa est une « petite » ville de 500.000 habitants, aux incontournables églises que nous connaissons bien maintenant. Style baroque colonial 9c6f885d4bae75042668cca6f0871b58.jpg,b3d0116187539ef0a52afc0110396ea1.jpg art naïf e00352f44a2c8dc1725d0d2e7f3a1463.jpg,

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

somptueux azulejos portugais 03b3958642a4e72cfddb5dc8ed23997f.jpgc564ede190d4081e17370ac569f981a2.jpg

Nous ne voyons pas de favellas dans les faubourgs, qui ressemblent plutôt  à nos entrées de ville très commerciales : de nombreuses enseignes de magasins de meubles, dont beaucoup sont de luxueuses marques de design.

 

 

 

 

Vendredi 21 février :       Nous quittons pour 2 jours Jaoa Pessoa pour Recife, et surtout Olinda , la petite ville ancienne à l’origine de Recife.

Nous traversons d’immenses champs de canne à sucre . b0a68d6a6e4a270ec561d97aae7f5f49.jpg 013af38f9c3174568093f4e73c979182.jpg  Curieusement les brésiliens ne consomment presque jamais de sucre naturel, mais plutôt de l’astartate. Le sucre extrait des champs de canne est utilisé essentiellement à la fabrication de l’éthanol qui leur sert d’essence.

   

A Recife nous découvrons l’univers fantastique de Francisco Brennand, 6fd19c6d95aca11cd46a6da41e767a4b.jpg le plus célèbre sculpteur contemporain du Brésil.f6155e661a3686af264c7b31f1f74e58.jpg Dans un parc magnifique sont exposées ses innombrables œuvres surréalistes. Ce sont des sculptures en céramiques dc0126c1acbbb9eee603369fd33e58e7.jpg 157b9d4c549ebab9a0155c6d3dd7524c.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 souvent pleines d’humour c95e5668ed7befb6b6909561ce7c4bc2.jpg6c7fee43d11675e7ea624191fbf2b35b.jpg,

 

 

 

 

 

 

et aux évocations dont on laisse l’interprétation libre à chacun. e78d5408790499ac5392fec8f7a9cf66.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur les quais de Recife, Francisco Brennand est toujours à l’œuvre 2f345a67eb30452599521e41ddabd6be.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Olinda,l’ ancienne capitale du Pernambuco, et au loin Recife, la nouvelle capitale 97f07f5911e641820d723a2982757102.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous rejoignons très vite notre « pousada » à Olinda , une de ces vieilles demeures coloniales transformées en hôtel.6261b9023e236206256f97bb59e49053.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et nous arpentons sous un soleil de plomb les ruelles colorées et pentues d’Olinda de5748a83f83b682e230e20bd280949d.jpg 5287956472e71942de9b3e848739e9e9.jpg ddef7be65e5dd5c2a446b5e80a70e61c.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sans oublier les églises 42f133593b27a61c14e07b8fdb0376bc.jpgefa6407eed916181709b358bd11f5493.jpg,

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  les cloîtres 927c1c72e14a72c6431934dad587d34c.jpg,et encore des églises e1c73730073aaa14046ce45fcdf03da1.jpg,

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

et encore des cloîtres 830c3a2a6d996cf20b53d821cc3f777d.jpg, et encore des églisesbe142c58a8a7db63bec33af635d44771.jpg (491),  etc…..etc…..

 

 

 

 

 

Sans oublier les cafés car tous ces efforts donnent très soif bdc05aa8a26119005a1983c15357d4de.jpg

   

 

 

 

 

Samedi 22 février :   Retour au bateau avant d’aborder demain une grande étape de 1000 miles jusqu’à Sour, à l’entrée de l’Amazone.

 

   

20/02/2008

Fernando De Noronha

Dimanche 3 février :    Alain revient en plein carnaval.. Depuis une semaine la ville vit au rythme de plus en plus frénétique des sambas et  musiques diverses qui s‘entrecroisent un peu partout, jour et nuit. Le carnaval a commencé jeudi et durera une semaine.

 Les vitrines des magasins sont barricadées de planches, la ville est en état de siège et prête à tous les déchaînements..

Il y a 2 carnavals à Salvador. L’un qui parcoure de façon anarchique les rues de la vieille ville, avec des groupes de percussions, des déguisements, fc0c595605641c9b6442a60ed1de2605.jpget dont la participation est essentiellement noire.0cc86c240da0d917b48ce47deee07320.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’autre a lieu à Bara, quartier riche de Bahia, aux plages bordées de buildings, c’est là que ce carnaval hyper organisé regroupe une foule dense, essentiellement blanche, avec une succession de camions-sono assourdissants, surmontés d’un orchestre.  C’est le carnaval show-biz, sans aucun déguisement, mais beaucoup de décibels et de violence ; les enfants y sont d’ailleurs interdits.

Il est impossible pour un touriste de suivre le parcours dans la foule, la location d’une place dans les nombreux gradins y est obligatoire en raison de la violence qui règne dans la rue, alcool, drogue, sexe.

« La fête de l’instinct » l’appelle Jorge Amado dans son livre « le pays du carnaval ».

Nous préférons de beaucoup le premier carnaval,af538676ea53a76c04297e9f6b37f358.jpg  ludique,12e625c6280335f1c4fc9ab1c7d44893.jpg fantasque ce5149db68be324161312455d4e7c437.jpg, aux multiples déguisements des grands et des petits 7f036164436d23ccde132c1cd9c47a9c.jpg dont la spontanéité nous ravit.

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La police restant néanmoins très présente .2d0a1a8ae7dc76753761d15035e2a3fb.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mardi 5 Février :       Adieu Salvador. 07d39207782e4145822381e3c9cbd937.jpg Il est 8h du matin et nous entendons toujours au large les sonos à fond portés par les camions orchestres. Il faut être brésilien pour tenir un tel rythme !

Nous avons 700 milles à parcourir au prés, en remontant les alizés de NE, pour atteindre l’archipel de Fernando de Noronha , situé au large de la pointe NE du Brésil.

Un vent faible de NE, et un courant de N tout aussi contraire nous rendent la partie difficile. Nous tirons des bords carrés avant de tirer des bords Volvo beaucoup plus efficaces.

 

 

 

 

Jeudi 7 Février :      7h du matin. Alain me tire du sommeil pour l’aider à remonter une énorme dorade choryphène, au moins 1m50 de long. Au moment de la hisser à bord, un grand coup de queue lui permet de rompre le fil et de s’échapper. Tant mieux pour elle, tant pis pour nous !

Le vent a un peu adonné et nous profitons de conditions idéales. Au prés d’un bord avec 11 nds de vent, et nous sommes suffisamment au large pour nous dégager du fort courant de N qui longe la côte.

 

 

 

Dimanche  10 février :    Nous arrivons dans la nuit dans l’archipel de Fernando De Noronha, après une traversée très agréable alors que nous appréhendions une remontée au prés dans une mer d’alizés très difficile.

 

 

 

Jeudi 14 février :  f98812d95945d5a1374b46a18a4868b2.jpg  Fernando De Noronha , les plus belles plages du Brésil, « les Galapagos » du Brésil, c’est peut-être un peu exagéré mais nous manquons de comparaison.

C’est en effet une réserve naturelle dont les règles sont assez strictes, ce qui permet de voir tous les jours à heure fixe des bancs de dauphins,( seraient-ils dressés ?) nager au milieu de notre mouillage, le seul autorisé.

La plus grande des îles ne fait qu’une dizaine de km de long et le village reste très rustique 170f24ec8af928eaf2536f74fd0866aa.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les plages sont effectivement magnifiques. 5652caed2d3b2a3569cddd513a170875.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chacune d’elles est curieusement spécialisée.

Il y a la plage des tortues de mer où, avec masque et tuba, nous pouvons les observer en grand nombre. b6af5a913f32946a33315433315cf3f6.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La plage De Sancho, l’accès en est un peu difficile cee278e463037b3be92e28057329f5a5.jpg mais c’est notre préférée, où  l’on peut voir une multitude de poissons de toutes tailles et de toutes couleurs.c2425547897f289a88173c4eaee2767b.jpg

La plage des surfers où se déroule actuellement le championnat du monde de surf. 574c63b7d5d354c85b99280c9fd3af0a.jpg mais les rouleaux ne sont pas très spectaculaires. Cependant le spectacle sur la plage ne manque pas d'interêt.

Nous nous essayons à une petite plongée d’initiation avec bouteilles qui nous fait découvrir encore d’autres merveilles. Là aussi la plongée avec bouteille est strictement réservée aux clubs, il faut bien faire marcher le commerce local.

Etc, etc…, l’eau est à 32°, nous y passons tout notre temps .

 

 

 

 

 

 

 

Samedi 16 février :      nous regagnons le continent sud américain, à Joao Pessoa, avec des conditions de vent et de mer idéales. Au bon plein nous marchons tranquillement à 8-9 nds.

Nous remontons le rio Paraïba jusqu’au mouillage de Jacare où nous accueille un petit yacht club avec un ponton et plusieurs restaurants.12bbc7106cb975fc81c26eb513dd67ec.jpg L’endroit semble agréable et plutôt calme. Au fond du rio, à environ 4 miles se trouve la ville de Joao Pessoa.