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29/01/2008
Retour à Salvador
Jeudi 17 janvier : Retour à Bahia. 4h du matin, les pétards commencent à fuser. A 9h, la plus grande cérémonie religieuse de Salvador doit commencer. Nous ne pouvons pas la manquer, la statue de la vierge de N.S. de la Conceiçao, l’église située juste derrière la marina,
doit parcourir 9 km,
accompagnée d’une suite ininterrompue d’orchestres de percussions
, d’une foule venue de tous les coins du pays, et surtout d’un groupe de Bahianaises en costumes
qui doivent, au terme de la procession, « laver » la statue et l’église.
C’est un mélange étonnant de fête religieuse, païenne et début de carnaval.

Vendredi 18 janvier : Nous retournons nous « reposer » quelques jours à l’île Frade, dans la baie de tous les saints. Le site est particulièrement paisible
, même si nous sommes réveillés à 4h du matin par des pétards et des percussions qui viennent d’un village lointain. Cela reste un phénomène isolé et ne trouble pas la sérénité du lieu.
Nous sommes les seuls dans ce très beau mouillage entouré d’îles et de mangroves.
Très peu de plaisanciers naviguent au Brésil, et les rares bateaux que nous avons pu rencontrer sont pour la plupart français.
Mais nous croisons souvent des pirogues de pêcheurs
,
et ces passeurs qui sillonnent la baie et qui sont le mode de communication habituel des îles.
Et souvent aussi des pêcheurs au filet le long des plages.
Samedi 19 janvier : Alain passe la journée à réparer l’annexe qui s’est à nouveau décollée par l’avant, et percée, donc nécessite la pose d’une rustine. Un des bouchons a perdu son joint d’étanchéité qu’il va pouvoir confectionner dans une vieille chambre à air.
Quel bonheur d’avoir un mari bricoleur. 
Il serait grand temps également de remettre une couche d’anti-fouling sur la carène.
Nos jeunes mousses, Julien et Grégory ont bien nettoyé la coque en plongée, mais la dernière peinture date d’avril 2007, et dans ces eaux chaudes, les algues et les berniques gagnent très vite du terrain.
Les marinas de Salvador n’ont que 2 ou 3 places disponibles sur bers et nous attendons toujours que l’une se libère.
En attendant nous nous plongeons avec délice dans ces eaux très chaudes, 32° dans ce mouillage.
Dimanche 20 janvier : Nous débarquons sur une plage
où se dessine un sentier à travers les arbres . Et là, parmi les palmiers
, se découvrent de nombreux manguiers qui nous permettent de ramasser une quantité invraisemblable de mangues, mûres à point. Jamais nous n’aurons mangé autant de fruits ! C’est un vrai paradis.
Mardi 22 janvier : revenus à Salvador, nous avons prévu d’aller explorer un peu l’intérieur du pays en allant voir le parc naturel de « Chapada Diamantina », à 500 km environ vers l’Ouest.
Les cars sont particulièrement confortables, mais peu rapides car il n’y a pas d’autoroutes
Après avoir traversé la suite de favellas habituelles à la sortie de la ville.
,
nous découvrons les paysages arides du Sertao, désert de broussailles à perte de vue
,
immenses propriétés terriennes d’élevage, les Faziendas, soigneusement entourées de clôtures, mais où le bétail y est invisible.
Diamantina est aussi une région de canyons, de basse montagne et de plateaux qui peuvent rappeler les paysages de l’Ouest américain 
Nous arrivons à Lençois, superbe village colonial qui témoigne de l’exploitation des diamants contenus dans les sables des torrents environnants.
Ces « garimperos » ont provoqué beaucoup de violence et de destruction sur l’environnement ,en utilisant entre autre des explosifs.
Luis Krug, le guide que nous allons suivre quelques jours, a permis il y a une vingtaine d’année, l’interdiction complète de l’exploitation du diamants en 1995, en alertant la presse télévisée de différents pays.
Maintenant Lençois est un village bien paisible, voué au tourisme
et les torrents ne sont plus exploités que par les lavandières
,
Et les recommandations pour le respect de l’environnement sont très précises 
Nous parcourons avec lui cette superbe région de torrents où l’on peut se baigner avec délice , l’eau est à 27°-28°

Repos bien mérité dans notre « pousada », sorte de pension de famille où nous logeons 
Mercredi 23 janvier : La région est magnifique

notre guide nous montre des arbres étranges dont l’écorce offre des propriétés médicinales intéressantes
que j’ai déjà oubliées.
Le soir la fête nous rattrape, elle durera une semaine.. Pétards, défilé au son d’une samba tonitruante, tout le village suit l’orchestre juché sur un camion, avec cette marche dansante que nous connaissons bien maintenant mais qui reste toujours aussi inimitable.
C’est la même fête qu’à Salvador où les femmes lavent les églises, tous les bancs sont sortis,
le sol est lavé à grande eau
, le tout dans une musique assourdissante. Voila une bien joyeuse façon de faire le ménage.
Samedi 26 janvier : Retour à Salvador et départ d’Alain pour la France. Je redeviens Pénélope pour une semaine, en attendant le carnaval qui se prépare et qui doit rassembler 2 millions de personnes. Belle fête en perspective!
16:50 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
25/01/2008
RIO
Jeudi 10 janvier : Envol vers Rio. Nous trouvons un hôtel dans le quartier animé et très chic d’Ipanema, à deux pas de la plage de Copacabana, plus populaire et moins sûre.
Nous nous rendons d’un pas décidé
sur cette plage mythique qui ne nous déçoit pas.
: des kms desablesblancs,
entourés d’un site grandiose parsemé d’îlots à l’horizon
et bordé de hauts gratte-ciels
Vendredi 11 janvier : Nous ne manquons pas l’incontournable « pain de sucre » appelé précédemment « pot de beurre » par les normands
ce qui peut tout à fait convenir également aux bretons que nous sommes.
La vue sur la ville est magique 
Nous rejoignons le quartier historique par tramway
, contraste d’ancien et de moderne 
L’insécurité est moins visible qu’à Salvador. Cependant les cousins qui nous ont invité chez eux le soir dans le quartier chic de Leblon, ont insisté pour nous ramener à notre hôtel en voiture blindée, et tous les immeubles sont protégés par de grandes grilles et par des gardiens
.
Samedi 12 janvier : Retour à la plage de Copacabana, on ne s’en lasse pas.
Tout se vend sur la plage, et surtout le fameux maillot de bain brésilien
,
que seules les brésiliennes savent porter

Ce qui semble laisser indifférents nos touristes fatigués. Dommage pour eux 
Il faut dire que le rythme est trépidant sur les ramblas du front de mer
.
Les écoles de Samba s’entraînent avant le carnaval qui va avoir lieu dans 15 jours. 
Nous nous arrêtons fréquemment dans les "bars à sucos". Ce sont des bars à jus de fruit, faits uniquement avec des fruits frais, aussi variés que souvent inconnus. Délicieux!
Julien boit un jus d'Açaï, un fruit très protéiné que l'on ne trouve qu'en Amazonie.
Dimanche 13 janvier : nous montons jusqu’au Corcovado en taxi voir de plus prés le fameux « Christ rédempteur » qui domine la ville.
(Celui qui est derrière)
Le ciel est très nuageux et les photos ne sont pas vraiment spectaculaires.
Nous découvrons au jardin botanique l'arbre à Jaca, ce gros fruit très sucré qui a un peu le gout de la banane, qui pousse directement sur le tronc de l'arbre, et qui est si collant que nous avons du nettoyer nos mains et les couteaux à l'acétone. 

Nous allons voir une répétition d'un école de samba, à la limite de la ville et des favellas .Peu à peu les gens arrivent pour s'agglutiner en une foule compacte.
Alexandre, notre nouvel ami brésilien tente de nous apprendre la samba, danse particulièrement difficile.

La chaleur monte, au moins 50°, les décibels aussi, nous avions pourtant pris soin d'emporter nos boules Quiès.
Nous rentrons, épuisés par notre exploit.
Nos jeunes nous quittent pour regagner le grand Nord et le travail, Julien vers Montréal, Grégory et Catherine vers Genève. Les départs sont toujours tristes et nous leur souhaitons bon courage .
18:56 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
10/01/2008
Croisière à Bahia
Lundi 1°janvier 2008 : Nous renonçons à assister au grand concert des fameux percussionnistes « Olodum » qui réunit 600.000 personnes pour le nouvel an. Nous nous contentons d’une soirée sur le ponton beaucoup plus sage
et laissons les jeunes partir à l’aventure.
Au petit matin, la procession de la fête de la mer ne dénote pas dans le style tonitruant. 
Dés l’après-midi, nous quittons la frénésie de Salvador pour naviguer dans les eaux plus calmes de la baie de tous les saints. Itaparica, une petite île située en face de Salvador, est le lieu privilégié de villégiature de Salvador. Des files interminables ont attendu les passeurs pour le nouvel an. 
Le résultat vaut les efforts
.

Mardi 2 janvier : les repas se terminent toujours par un festin de fruits exotiques, mangues, fruits de la passion
, de délicieux ananas , et bien d’autres dont les noms nous sont étrangers comme le jaka 
Nous nous enfonçons dans la baie, par un bras de mer assez profond, le Rio Paraguaçu,
jusqu’ à
Maragogipe
, puis en « taxi », en fait un brésilien qui accepte de nous transporter à Cachoeira, une petite ville très colorée à l’architecture typique coloniale.
Il reste une fabrique de cigares que nous visitons, mais savons résister à la tentation d’y goûter. 
Nous regagnons le bateau en longeant le Rio
.
Jeudi 4 janvier : Nous trouvons un mouillage au bord d’une plage de rêve.
Et nos jeunes matelots en profitent pour caréner à nouveau les berniques de la coque à la pelle à tarte, outil miracle qui commence à s’user sérieusement.
Samedi 5 janvier : Une petite navigation de 30 miles vers le Sud, et nous découvrons l’île de Sao Paulo.
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