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16/11/2007

Cap Vert Boa Vista

Mardi 7 Novembre :     Ultime soirée mémorable au bar du port. 2 navires militaires ont fait escale, un français et un américain. Les équipages, gros bras tatoués et crânes rasés, ont envahi les rues et les bistrots, les musiciens sont emportés par le rythme surchauffé, les chanteurs se succèdent au gré de leurs passages et de leurs envies, les jeunes métisses, superbes et sensuelles, ne suffisent plus à la demande. Le commandant en second du bateau américain sort en titubant, soutenu par deux matelots, il a perdu ses chaussures dans ses égarements. On se croirait dans un bar des bandes dessinées de Corto Maltese. 6653350bf399d627bc118bc6c24fff2f.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mercredi 8 Novembre :      Départ de Mindelo pour Boa Vista, l’île la plus à l’est du Cap-Vert, par un petit vent d’E-NE, donc nous sommes au prés. Peu à peu un épais brouillard s’installe, appelé ici l’ »harmattan ». Ce n’est pas vraiment un brouillard mais une brume de sable très fin apporté d’Afrique par un vent sec et chaud..

Jeudi 9 Novembre :      Au matin le pont, la capote, les bouts, tout est recouvert d’une poussière de sable et surtout de petits insectes verts , sorte de petites punaises. Un grand coup de nettoyage à l’eau de mer en vient à bout.

Boa Vista apparaît, petit bout de Sahara perdu dans l’Atlantique, l’île est une  magnifique dune de sable en bord de mer.822d4fb74c25df23a713909ba5776e8d.jpg Le mouillage est bien venté, 25 nds et nous devons nous y reprendre à 4 fois avant que l’ancre ne croche, les fonds étant de sable et de roches.

 

 

 

 

 

 

Samedi 11 Novembre :     La rencontre avec les habitants est toujours aussi chaleureuse 293eec89194e3881c3313b222b831d16.jpg.

 

 

 

 

 

 

 

Nous sillonnons l’île en « haluger » cc333fc5e2a6b899604ba22a06e72987.jpg, avec nos amis anglais, équipés pour la circonstance.39839427f55f111ff0daf2ed628171b2.jpgaa248196c96e1773bc1c34ffa0465efb.jpg.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous ne trouvons que désert de sable et de pierres 02c45b305977d00b33bb576be5cdf400.jpg5a4e8a0338c798225c1ed3908fe8a647.jpg, quelques vestiges d’oasis de palmiers dattier a4f8406135fd711632ff3466e8e2234b.jpg,mais il n’a pas plu depuis 8 ans et même le lac salé fe25bc9942adc87e8b7d86d75f74f6ac.jpg qui permettait la récolte de sel ne suffit plus à la subsistance des quelques rares habitants qui ont du abandonner leur village 5c5a0b31eb8781713d9b3fa91a97a325.jpg.

Le Cap-Vert, le mal nommé, n’est pas vert. En fait son nom vient d’un cap proche de Dakar,  c’était les premières îles rencontrées, à 320 miles au large

Elles sont toutes très pauvres et partout la sècheresse gagne du terrain. f54667da0edec437e73738e71d3c1635.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ses eaux turquoises et son sable si fin e426e34c3d1972f710bf2cd0a2ebe76c.jpg sont en train d’attirer le tourisme encore inexistant à l’heure actuelle. De nombreux hôtels sont en cours de construction, au risque de dénaturer ces sites si sauvages a2df1d61bcd726674cc34921bd3be050.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le soir nous sommes invités sur « Scortch », le Catalina 42 de nos amis anglais. Nappes et serviettes en damassé, assiettes en porcelaine blanche et grands verres à pieds, bougies et petites lampes à abat-jour, nous sommes transportés dans un cottage très cosy à deux pas de ce bout de désert africain.

 

 

 

 

Lundi  12 Novembre :       Nous profitons du petit marché local pour faire quelques vivres frais, et comme à Mindelo, nous sommes étonnés des prix élevés pour le niveau de vie des Cap-verdiens.  ( nous avons vérifié, il n’y a pas de différences de prix pour les touristes) :

3,50 euros le kg de tomate, 2 euros la papaye, seules les bananes sont à 1,50 euros

Heureusement, nous nous rattrapons sur la langouste que des pêcheurs viennent nous vendre à bord.7729828ebb98871e823160a24653e9c5.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mardi 13 Novembre :          Départ pour Dakar. Un vent de NE de 15 nds nous porte au débridé à 8-9 nds, avec 2 ris dans la voile et des tours dans le génois.bc043e2c48c288217089788614b868e7.jpg Heureusement nous ne sommes pas au prés serré, mais la mer un peu formée nous envoie par moments des paquets de mer  «  rafraîchissant » agréablement l’équipage.

Au tableau de pêche, nous apprenons qu’un « collègue » a pêché un espadon de 25 kg. Quant à nous, nous sommes toujours aussi bredouilles et nous avons perdu aujourd’hui tous nos appâts.

 

 

 

 

Jeudi 15 Novembre :      La première perception en arrivant du large à Dakar, c’est l’odeur : odeur forte de terre brûlée, d’huile, de caoutchouc, de café, etc…etc… Bonjour l’Afrique !

Le capitaine ne déroge pas aux règles et hisse le pavillon du pays d42acabb105c8b5d803abf866e216628.jpg

Le mouillage est tranquille, devant un groupe d’hôtels 25289821f8141aa580498dc060bcd888.jpg

  

Commentaires

Bravo pour votre blog de plus en plus interessant et digne de professionnels.Une critique cependant,les photos sont trop petites pour les apprecier vraiment.Pouvez vous faire qqchose?.
On vous embrase tout de meme.Papa Maman

Écrit par : PIERRE | 28/11/2007

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