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25/09/2007
Retour en Atlantique
Jeudi 13 septembre : rapide visite de Gibraltar que nous connaissions déjà. Ambiance très british 
, nous quitterons le rocher toujours accroché à son nuage
Samedi 15 septembre : Tarifa, le passage le plus étroit de Gibraltar, reste fidèle à sa réputation très ventée.
Nous passons avec un bon 30 nds d’est, donc vent portant, et un fort courant favorable qui nous entraîne très rapidement à Tanger.
Tanger, grand port de pêche et de transit, grouillant de chalutiers et de ferries,
nous accueille sur 2 pontons réservés à la plaisance. Nous sommes 3 bateaux de passage, dont un arrive directement des Antilles, avec lesquels nous nous lions immédiatement et les apéros vont bon train.
Une longue file de semi-remorques attendant leur embarquement sur les ferries longe les 2 pontons où nous sommes. Sous nos yeux et ceux d’une foule agglutinée de l’autre côté en bout de jetée
, des jeunes plongent dans le port, traînant un sac plastique contenant leurs vêtements secs
, espérant rejoindre les camions en évitant le cordon policier qui contrôlait le passage. D’autres clandestins se seront essayé à une partie de cache-cache avec les policiers entre les camions. Ce sont souvent des adolescents et leur nombre est impressionnant.
Dimanche 16 septembre : Visite incontournable de la médina
, avec son marché grouillant de monde à toute heure du jour, les porteurs de quartier de viande
, les abats, viscères et poumons pendus par l’oesophage
dont je ne veux même pas connaître la recette, tout cela est bien tentant mais nous leur préférons un superbe plat de crevettes rouges « royales »
.
Les marocains sont aussi gentils et accueillants que les tunisiens. C’est le début du ramadan, et le 2° soir nous sommes invités par un couple à partager chez eux la traditionnelle « soupe » du ramadan. Ils viennent nous chercher en voiture, à l’heure de la prière du soir quand tout le monde est à la mosquée, car bientôt la circulation sera telle que les rues deviendront impraticables. .
Immeuble moderne, cossu, nous sommes reçus royalement et incroyablement chaleureusement. On nous sert une soupe épaisse aux pois chiche, lentilles, oignons, épices, etc…accompagnée de différentes pâtisseries sucrées, remplies de miel, que l’on mange en même temps que la soupe. C’est surprenant mais délicieux.
Nous dégustons aussi une sorte de pâte aux amandes, très longue à préparer ; les amandes sont ébouillantées, pelées, pilées, la pâte bourrée d’épices et de graines de toute sorte.
Thé à la menthe parfumé, d’autres pâtisseries encore….et du bon vin !
Nous les quittons tard, ravis de notre soirée, pour découvrir dehors la cohue de la fête.
Lundi 17 septembre : Après les tracasseries habituelles de la police, de la douane….,qui se compliquent car, voulant partir le matin, nous avons du faire les formalités la veille, un dimanche, période de ramadan ( le chef était à la mosquée) etc etc…. nous finissons par récupérer nos passeports et retrouvons la brise atlantique avec bonheur comme une vieille paire de chaussures confortables. Petit vent d’ouest et longue houle.
16h. Alain pêche un poisson ! pas le vulgaire maquereau habituel mais une énorme dorade coryphène de 4 kg au moins et 70 cm de long !
Elle se débat avec une telle vigueur que le sang gicle partout dans le cockpit Comment l’achever ? Nous n’avons jamais pêché d’aussi gros poisson. La prochaine fois nous essaierons un « truc » que nous a donné un pêcheur ; quelques gouttes de rhum dans les branchies l’achèvent instantanément parait-il.
Je soupçonne ce pêcheur d’avoir pris ce prétexte pour garder une bouteille de rhum sous la main. Nous verrons bien.
Depuis, Alain compulse ses livres sur la pêche, il a mordu à l’hameçon !
Mardi 18 septembre : Des conditions idéales de navigation, vent d’ouest de 7nds, 6,5nds pour la vitesse du bateau, nous pouvons dire sans fausse modestie que nous allons à la vitesse du vent.
Nous recueillons un petit passager clandestin peu farouche.
Nous ne connaissons pas le nom de cet oiseau que nous avons souvent vu sur la plage de Kerjouanno. Nous le baptisons donc « le commodore », et le commodore semble tout à fait tolérer notre présence à bord .
Il accepte de boire mais il est plus difficile à nourrir, nous n’avons pas de vers, ni au menu ni à la carte.
.
Mercredi 19 septembre
Le vent forcit, les alizés arrivent enfin avec leur 20 nds de NE
Nous filons à 9-10 nds, mais ne voulant pas arriver de nuit à Graciosa qui est une toute petite île , nous devons freiner le bateau. Dommage !
Le commodore a quitté le bord pour un vol de reconnaissance qui lui sera fatal. En voulant regagné le bateau il est happé de plein fouet par l’éolienne. Nous sommes très tristes et paix à son âme..
Jeudi 20 septembre : Un 2° bateau-stoppeur nous rend visite. Celui-là est un tout petit piaf et il nous quittera discrètement la nuit suivante.
La reine du torchon dans ses œuvres,
, un petit jeu de « 3 cartes » de temps en temps
, et la traversée se passe tranquillement
Vendredi 21 septembre
nous arrivons à Graciosa, la 1° île, minuscule, en arrivant aux Canaries par le nord.
Graciosa la bien nommée, c’est une petite merveille d’authenticité
,
des plages aux eaux turquoises,
un village style western mexicain, aux rues ensablées, balayées par le vent, luttant contre le désert tout proche
,
seules les Land Rover, uniques véhicules du coin ont remplacés les chevaux 
Le port est très accueillant et très sûr, nous y restons quelques jours et y serions bien restés beaucoup plus longtemps
, mais nous devons repartir, la date du retour en France d’Alain approche.
Mardi 25 septembre : Arrivée au petit matin à Tenerife après une nuit de pleine lune et une belle traversée au portant. 
Les nuits sont un peu fraîches au large et nous supportons les polaires et même le bonnet !
16:40 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13/09/2007
Baléares Gibraltar
Jeudi 6 septembre : Nous passons la journée à parcourir l’île en scooter
. Nous ne sommes pas les seuls à avoir eu cette idée originale: 
Le sud de l’île offre des paysages escarpés,
et les champs sont parsemés de figuiers qui croulent sous les fruits.
L’église de San Francisco est un véritable coffre-fort aux portes en fer très épais, qui permettait à la population de s’y réfugier lors des attaques de pirates.
On voit encore de nombreux petits bateaux de pêche remontés sur la grève par des rails jusqu’à leurs abris de planches. 

Et un peu partout, mais surtout sur la côte, des promeneurs-artistes ont érigé ces curieux cairns, nous faisant parcourir ainsi une exposition d’art moderne, qui en vaut bien d’autres.


C’est une île qui nous plait beaucoup, aux couleurs magnifiques
et aux touristes souvent surprenants qui viennent régulièrement ,et heureusement pour peu de temps, sur ces gros catamarans accompagnés d’une musique tonitruante
Mais le planning nous oblige à reprendre la mer assez vite, ce qui ne va pas tarder.
Grâce au dessalinisateur qui nous évite d’avoir à faire le plein d’eau douce, nous avons réussi à éviter les ports en Italie et aux Baléares où les tarifs sont exorbitants. Une nuit au port de Formentera coûte 185 euros pour un bateau comme le nôtre. A Santa Eulalia à Ibiza où nos amis ont du attendre 3 jours la fin du coup de vent, le tarif était de 150 euros par jour !
.
Samedi 8 septembre : 4h. du matin, nous sommes réveillés par une musique disco plein régime, provenant d’une grosse vedette qui nous fait généreusement partager, ainsi qu’à toute la baie, le plaisir de leur fête. Ibiza n’est pas loin, et les mœurs locales surprendront toujours les bretons que nous sommes.
Nous en profitons pour quitter Formentera un peu plus tôt que prévu, direction l’Espagne, avec un bon vent d’est qui va nous porter jusqu’à Almeria.
Dimanche 9 septembre : Espagne : j’ai toujours trouvé magnifique , vue du large, cette Costa Del Sol tant décriée à cause de ses stations balnéaires qui défigurent la côte.
De plus prés, le tableau est moins réjouissant 
20h : à la nuit tombante,
nous arrivons à Alméria où nous nous faisons jeter assez sommairement du port. « completo ! », malgré les grands espaces vides que nous désignons. Pas même une toute petite place dans le grand port de commerce désert où nous sommes également éjectés par la police.
La nuit tombe, un orage éclate et quelques gouttes commencent à tomber. Nous n’avons guère envie de reprendre la mer, peut-être pour toute la nuit.
22h : nous tentons notre chance dans le port suivant. Personnel stylé, environnement très chic, nous craignons le pire sur la facture à payer. « pas de problème, il y a de la place ! ». Mais le petit jeune du port ajoute aussitôt qu’il nous déconseille de rester, c’est beaucoup trop cher ici (nous n’avons sans doute pas une tête à payer très cher notre place de port !) et « la boîte de nuit juste à côté va vous gêner ». En effet, dans un flot de musique disco, nous apercevons quelques « dragqueens », dont une, ou un, avec un énorme boa vivant autour du cou, qui attendent devant la porte.
Le spectacle pourrait être intéressant, mais nous préférons aller voir un peu plus loin.
Minuit : nous atteignons le port suivant
,personne pour nous accueillir, c’est plutôt bon signe.
Le lendemain, grand soleil et nous découvrons un gardien de port chaleureux qui nous invite gratuitement à rester dans ce port de pêche tranquille.
En fait les marinas sont presque toutes privées en Espagne, et très chères. Aucun ponton d’accueil n’est prévu pour les bateaux de passage. Il faut plutôt chercher des anciens ports de pêche qui offrent quelques places pour la plaisance.
Lundi 10 septembre : Après un rapide essai du spi asymétrique
nous continuons au moteur par manque de vent, comme d’habitude .
Nous arrivons le soir à la « charmante » petite station balnéaire de Fuentegirola, prés de Marbella 
Mercredi 12 septembre : 6h. du matin, nous enfilons nos cirés, des éclairs zèbrent la nuit, mais nous voulons atteindre Gibraltar avant le soir.
Il pleut par intermittence, et ces grosses pluies d’orage venues d’Afrique recouvrent pont, voiles et cordages, d’une boue ocre et tenace.
Un faible rayon de soleil perce le rocher de Gibraltar à travers la brume
, nous sommes bien arrivés en Angleterre.
En le contournant, nous apercevons un cargo-vraquier à moitié coulé, en grande difficulté. 
Aurait-il frôlé d’un peu prés le rocher ?
Jeudi 13 septembre :
Il pleut toute la journée, ce qui confirme que nous sommes bien en Angleterre. Et c’est un temps qui mérite la confection d’un far breton !
18:48 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
06/09/2007
Formentera
Lundi 3 septembre : Une escale ravitaillement à San Antonio à Ibiza. Les bars discothèques et boutiques hippies sont plus nombreux que les épiceries. 
Nous faisons route plus au sud vers la dernière île des Baléares, Formentera, en longeant la superbe côte ouest d’Ibiza . 
Formentera, plus exactement à Espalmador, est un véritable lagon aux eaux turquoises et au sable blanc.
Il est interdit de jeter son ancre et de nombreux corps-morts sont à la disposition des plaisanciers afin de préserver les fonds.
Ce pourrait être un véritable paradis si un gros catamaran ne s’était installé pour la nuit avec musique disco à fond afin que toute la baie profite de la fiesta. Heureusement ils partiront le lendemain et nous retrouverons la sérénité de notre île, « presque » déserte.
Mardi 4 septembre : Promenade et baignade sont au programme.

Alain en profite pour faire un dernier toilettage de la carène
et jeter un coup d’œil en tête de mat,
et en particulier vérifier l’antenne de notre VHF qui ne fonctionne plus.
Les vagues produites par le passage des vedettes rendent l’ascension un peu acrobatique .
12:24 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03/09/2007
Les Baleares-côte ouest
Mercredi 22 août : Température 22° dans la cabine à Porto Colom à Majorque. Il y a longtemps que nous n’avons pas eu aussi froid ! Après l’orage d’hier, nous attendons sous une pluie discontinue qui nous donne la nostalgie de notre Bretagne.
. Je fais même un far breton au four.
Nous ne sommes pas seuls, au moins 200 bateaux attendent un ciel plus clément dans cette grande baie au mouillage tranquille.
Jeudi 23 août : Retour du soleil, nous passons la journée à nous baigner dans la Cala Mondrago.
Alain exerce une fois de plus ses talents de sauveteur
.Un de ces drôles de pédalo a coulé sous nos yeux. En annexe, il remorque jusqu’à la plage l’épave et ses occupants. Le pédalo a aussi ses risques !
Retour à Porto Colom où nous avons maintenant nos habitudes, un nouveau coup de vent est annoncé.
Vendredi 24 août : Le baromètre est à 1021, c'est-à-dire une très haute pression, or le vent monte à 30 nds de NW au mouillage et la mer est très formée . La météo méditerranéenne nous est décidément incompréhensible.
Dimanche 26 août : Grand soleil ! Nous quittons enfin Porto Colom pour le sud de Majorque avec un bon vent 20-25 nds. Au largue nous marchons allègrement à 10 nds avec un ris dans la grand voile et 3 tours de génois !
Nous retrouvons le soir nos amis Gérard et Marie-Jeanne qui sont partis de La Trinité il y a un mois avec leur Dufour 44, le même bateau que le notre. Ils sont 6 à bord avec Pierre et Hélène, Johan et Françoise, et nous allons passer de joyeuses soirées.
, même si le site où nous nous retrouvons, Santa Ponsa, montre les Baléares sous un de ses aspects les moins séduisants ! 
Mardi 28 août : Nous longeons la côte ouest de Majorque, très sauvage et grandiose
.
Nous trouvons une petite crique pour nous baigner au pied des falaises 
Jeudi 30 août : Un peu plus au Nord de Majorque nous atteignons Porto Soller, un port encastré dans les collines.
Nous rejoignons la vieille ville de Soller par un petit tramway vétuste
qui transporte l’équipage au grand complet
jusqu’à la gare et son buffet de la gare grand style 
Un petit train tout aussi vétuste mais en parfait état permet de gagner Palma en 1 h. à travers les montagnes.
Nous ne manquons pas le musée Picasso et ses drôles de céramiques
.
Nous retrouvons aussi la canicule avec une hausse du thermomètre à 39°.
Vendredi 31 août : La chaleur a tourné à l’orage, le ciel est couvert et nous avons même quelques gouttes de pluie.
Nous repartons vers le sud, toujours au moteur et avec une grosse houle
, jusqu’au port d’Andraitx , un petit St Tropez local. Le soir au restaurant, nous nous délectons d’une fabuleuse « Fidea », une paëlla où le riz est remplacé par des petits spaghettis, un régal !
Samedi 1° septembre : à Calla Blanca nos chemins vont se séparer. Gérard et Marie-Jeanne vont à Palma conduire leurs amis à l’aéroport, et nous, nous continuons notre route vers le sud, vers Ibiza.
Nous avons droit à de grands adieux d’honneur, tout l’équipage au garde-à-vous
Et nous voilà bien tristes après le départ de nos joyeux compagnons.
11:12 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


